Catégorie : L’Avenir Hebdo

  • N°261 – Déclaration du PCF 21 à la suite de l’élection municipale à Dijon

    À Dijon, la liste d’union de la gauche et des écologistes « Dijon Change d’Ère » arrive en tête des listes véritablement de gauche avec un peu moins de 9% (près de 21% au total des 3 listes en question), ce qui l’élimine de l’offre politique au second tour. Les communistes ont apporté leur singularité et leurs contributions au fonctionnement de cette liste d’union. Nous avons présenté aux électrices et électeurs une liste d’union solide, pluraliste et dans laquelle chacune et chacun aura été complémentaire.
    Dans toute cette campagne, nous avons entendu cette exigence d’union de la gauche écologique, sociale et solidaire. Nous avons entendu cette inquiétude forte face à la menace que représente les droites, tant celle d’extrême droite que celle de la droite extrême et leur possible association.

    Nous avons aussi entendu cette défiance des citoyen.ne.s face à la vie politique actuelle dans notre pays, dans notre ville. Nous mesurons cette défiance par la forte proportion des abstentions qui démontrent un système politique à bout de souffle, une forte déception face aux trahisons et/ou au manque de prise en compte de l’expression populaire, et de la souffrance sociale et économique d’une partie de la population. Avec près de 50% d’absention, Dijon n’échappe pas à la règle. Même si Madame Koenders est largement en tête à l’issue du premier tour, elle se doit de bien mesurer qui sont ses adversaires, notamment ceux restés en lice. Elle se doit aussi de mesurer que ce fort taux d’abstention est le symptôme non négligeable de l’absence de concertation véritable des citoyens sur la conduite de la ville, particluièrement sur les grands projets structurants. Elle se doit aussi de mesurer que la stratégie du « bloc central », chère à Macron et au Modem, stratégie incarnée localement par F. Rebsamen ou F. Patriat notamment, n’a fonctionné nulle part ailleurs dans toutes les autres grandes villes. L’extrême centre représente l’absence de choix politique parce qu’il s’appuie sur l’acronyme tatchérien « il n’y a pas d’alternatives ». Cette stratégie électorale nourrit le désespoir, le ressentiment et alimente le recours illusoire aux solutions autoritaires et racistes ou à l’abstention.

    Les communistes appellent à poursuivre cet effort d’union en souhaitant profondément que toutes les forces de gauche et écologistes retrouvent leur boussole et choisissent le pluralisme progressiste. Pour autant, dans le contexte du second tour, et pour ne pas insulter l’avenir, nous appelons clairement nos électeurs à ne pas faire le choix du pire avec la droite ou l’extrême-droite.

    Le 18 mars, c’est l’anniversaire du début de la Commune de Paris

    Puisque c’est le moment de parler de communes en ces temps d’élections, autant célébrer la nôtre, avec son drapeau rouge, c’est la fête internationale et universelle ! Si les bourgeois ont leur 14 juillet 1789, les prolétaires ont leur 18 mars 1871 !

    Comme le précisait Marx à l’AIT (1ère Internationale) pour le premier anniversaire de la Commune en 1872 : « Nous considérons le glorieux mouvement du 18 Mars comme l’aube de la grande révolution sociale, qui libérera les hommes à tout jamais du régime des classes. » Comme l’écrivait Karl Marx, dans son célèbre « La Guerre civile en France » : « Le Parti ouvrier, avec sa Commune, sera célébré à jamais comme le glorieux fourrier d’une société nouvelle. Le souvenir de ses martyrs est conservé pieusement dans le grand cœur de la classe ouvrière. Ses exterminateurs, l’histoire les a déjà cloués à un pilori éternel, et toutes les prières de leurs prêtres n’arriveront pas à les en libérer. »

    Enseignements de la Commune – « Pour qu’une révolution sociale puisse triompher, deux conditions au moins sont nécessaires : des forces productives hautement développées et un prolétariat bien préparé. Mais en 1871 ces deux conditions faisaient défaut. Le capitalisme était encore peu développé et la France était surtout un pays de petite bourgeoisie (artisans, paysans, boutiquiers, etc.). Il n’existait pas de parti ouvrier ; la classe ouvrière n’avait ni préparation ni long entraînement et, dans sa masse, elle n’avait même pas une idée très claire de ses tâches et des moyens de les réaliser. Il n’y avait ni sérieuse organisation politique du prolétariat, ni syndicats et associations coopératives de masse. » Lénine, À la mémoire de la Commune, dans la Commune de Paris, pp. 18-19.

    Qu’il vienne le Temps des Cerises ! « Quand nous en serons au temps des cerises, le gai rossignol, le merle moqueur, seront tous en fête, les belles auront de la folie en tête, et les amoureux du bonheur au cœur… »

  • N°260 – Sur la liste Chenôve pour Tous ! Notre camarade Christine Truchot-Dessolle

    À trois jours du premier tour de l’élection municipale du 15 mars 2026, il faut convaincre, rassembler, faire gagner la gauche et les valeurs de la République ! À Chenôve sur la liste « Chenôve pour Tous », le PCF mandate deux candidates, Joëlle Boileau et Christine Truchot-Dessolle.

    « Pourquoi je suis candidate à Chenôve ? Nous avons fait le choix de venir vivre à Chenôve, nous connaissions déjà ceette ville par nos activités associatives, nous venions au marché le dimanche, on adore l’ambiance, la mixité sociale, les étals colorés. Chenôve est la 3ème ville du département en terme d’habitant.e.s, et malheureusement 26% vivent en-dessous du seuil de pauvreté. »

    « J’ai fait le choix d’être sur une liste de gauche qui regroupe : le PS, EELV, Génération S, Place publique et le PCF. J’ai travaillé aux PTT en 1973, je m’y suis syndiquée à Paris en 1979 et j’ai ensuite rejoint le Parti communiste français en 1983 grâce à ma camarade Jeannine Benzerga et aussi Marie Louise Yanelli aux Chèques Postaux devenus La Banque Postale.
    J’ai été candidate aux élections départementales et élue à Dijon de 2008 à 2014 dans le groupe communiste. Mon engagement est toujours là, j’aurais 70 ans après les élections, et je suis toujours en colère contre les injustices, le racisme et le sexisme.
    Le PCF a proposé trois thèmes importants dans le programme :

    • Tendre à la gratuité des transports, par étape (jeunes, seniors, …)
    • Le 1er mètre cube d’eau gratuit
    • La rénovation thermique des logements avec le soutien de l’État

    Nous aurons, Joëlle Boileau et moi, à apporter nos expériences diverses et encore beaucoup de choses à faire : reconstruction du centre aéré du plateau, de l’hotel de ville et du CCAS qui ont été brulés, et tout ça sans augmenter la part communale des impôts.
    Nous mènerons une belle campagne : réunions, tractages, collage d’affiches, rencontres avec les habitant.e.s, nous sommes confiantes et confiants.

    Trois listes nous font face : Philippe Neyraud sans étiquette (donc de droite), Patricia Marc, insoumise de Marsannay la Côte parachutée à Chenôve, et Lutte Ouvrière.
    Je souhaite une bonne campagne à mes camarades de Dijon et de la Métropole, et je leur souhaite d’avoir des élu.e.s. »

    Christine Truchot-Dessolle

    Moyen-Orient : Capitalisme fossile, la panne sèche

    Vous vous souvenez peut-être de « l’ambiguïté stratégique » avancée par Emmanuel Macron pour justifier ses changements de pied en matière de dissuasion nucléaire, Donald Trump lui pousse bien plus loin le concept et maintient un véritable « flou stratégique », alimenté par nombre de déclarations contradictoires. Dernier exemple en date hier soir, avec la promesse d’une « guerre (qui) va se terminer bientôt » en Iran quelques jours seulement après avoir affirmé que celle-ci était partie pour durer. Peu importe pour le locataire de la Maison blanche la véracité de ses déclarations tant qu’elles servent ses intérêts. En l’occurrence, rassurer sa base réticente à une guerre sans fin. Mais aussi – surtout – les marchés alors que les bourses commençaient à sérieusement dévisser plus tôt dans la journée.

    Car si les bombes ne sèment pas la démocratie contrairement aux prétentions israélo-états-uniennes, en revanche elles entraînent, outre le chaos et la mort parmi les civils en première ligne, des conséquences planétaires. Avant le discours de Trump, le prix du baril de pétrole s’est ainsi envolé lundi jusqu’à près de 120 dollars, un record depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine en 2022. Comme toujours les rapaces profiteurs de guerre sont à l’affût tandis que la mainmise sur les ressources et les voies de commerce est un des enjeux d’une guerre menée pour prolonger l’espérance de vie et de profit d’un capitalisme toujours plus avide et dévastateur pour les humains comme pour la planète. Preuve en est.

    Du côté de l’Hexagone, alors qu’Emmanuel Macron engage sa main – après y avoir mis le doigt dès la semaine dernière – dans l’engrenage guerrier en déployant « huit frégates, deux porte-hélicoptères amphibies et notre porte-avions » pour rouvrir le détroit d’Ormuz, son gouvernement entend, pour l’heure, présenter la facture de la crise énergétique au citoyen lambda qui voit les prix à la pompe flamber au-delà des 2 euros. Double peine.

    J. Hamlaoui

  • N°259 – À Dijon, après le meeting avec Alexis Corbière

    C’est dans ce quartier populaire renommé de Dijon, salle Aubrac à la Fontaine d’Ouche, que nous avons tenu notre second meeting en présence d’Alexis Corbière le 26 février 2026. Le débat et les interventions n’ont pas pu échapper à la situation politique actuelle à la suite de la mort de Quentin Deranque, extrémiste identitaire. D’emblée, au PCF, à gauche, nous affirmons que rien ne justifie la mort. Nous menons une bataille des idées et combattons sur le terrain intellectuel contre l’idéologie nauséabonde d’extrême droite. À Dijon, on ne s’y trompe pas, les droites rivalisent de propos les plus extrémistes, séculaires et répressifs. Leurs programmes sont « juste » à l’opposé du nôtre. La liste « Dijon Change d’Ère », seule liste d’union à gauche, propose un programme écologique, progressiste et au plus près des habitant-e-s qui seront régulièrement amenés à donner leur avis sur les grandes orientations pour assainir notre ville, la rendre plus verte et mieux habitable.

    Alain Le Douaron, Alexis Corbière, Louis Buffet et Frédéric Rémond posent pour une photo après le meeting à Dijon le 26 février 2026.

    Comme nous ne sommes pas un cocon à part dans notre France, on regarde, on écoute, on s’inquiète sur ce qui se passe ailleurs, surtout à gauche.

    La France Insoumise a tenu un meeting à Lyon, en présence de Jean-Luc Mélenchon. Vous me direz, on est loin des municipales de Dijon. Et bien non, ces élections municipales sont éminemment politiques et ont une résonnance nationale. Jean-Luc Mélenchon est égal à lui-même : arrogant, provocateur, et pourtant il a fait salle comble. Beaucoup de jeunes se sont déplacés. Cette jeunesse montre que l’antifascisme est à gauche, que la solution ne réside pas en classant LFI à l’extrême gauche, comme le fait monsieur Nuñez qui protège les manifs d’extrême droite. La solution ne viendra jamais de ces gens du pouvoir actuel qui sont l’antichambre des extrêmes droites. Cette jeunesse, c’est nous, ce sont les forces de gauche, le mouvement ouvrier qui est le rempart contre le fascisme qui frappe aujourd’hui à la porte du pouvoir, à la porte des mairies. Cette jeunesse, c’est ce que nous sommes, c’est nous « les antifas ». Ce que je veux dire, ce que nous disons, ce qu’Alexis Corbière a dit ce jeudi 26 février à Fontaine d’Ouche, c’est que :

    Certes, nous sommes « face » à un Parti Socialiste qui « ménage la chèvre et le chou », ce n’est pas pour autant qu’il faut le rejeter en bloc. Certes, nous sommes face à une radicalité LFI sans commune mesure. LFI tombe trop facilement dans des pièges grossiers, Jean-Luc Mélenchon s’y prête. Certes, LFI veut « toute la part du gâteau », partout, que ce soit dans les municipalités, dans les départements, les régions et le national. LFI néglige, voire abaisse, ses alliés du Nouveau Front Populaire. Certes, LFI se fourvoie dans une radicalité inutile, voire dangereuse.

    C’est aussi, avec la force de la liste « Dijon Change d’Ère » que pourra se reconstruire l’unité dans la clarté, que nous gagnerons Dijon. Nous sommes les unitaires sans calomnier les autres. Nous aurons besoin de tous, de toutes les forces de gauche, écologistes et antifascistes. Être unitaire, c’est faire preuve d’une grande lucidité pour pouvoir l’emporter ; le chemin est ardu, parsemé d’embuches, de fossés, de ravins qui semblent infranchissables. Et pourtant, nous saurons bâtir les passerelles, les ponts, les viaducs indispensables pour reconstruire cette unité des gauches, de l’écologie et de l’antifascisme. Face aux dangers extrêmes de ces droites mélangées dans l’extrême, c’est le peuple de France, les travailleurs, qui sauront construire cette union. À nous de lui montrer l’exemple en mettant la gauche à la mairie de Dijon.

    Alain Le Douaron

  • N°258 – L’enjeu des élections municipales

    La dernière ligne droite est devant nous, les élections municipales du 15 et 22 mars approchent à grands pas. L’enjeu pour les communistes est capital, près de 2,3 millions de citoyens vivent en France dans 661 communes gérées par un maire communiste ou apparenté. En Côte-d’Or, 22 communistes sont présents sur des listes d’union de la gauche sur plusieurs communes de la Métropole dijonnaise (Dijon, Longvic, Chenôve, Quetigny) et celle de Beaune, ou sur des listes sans étiquette dans les communes rurales.
    Les candidats communistes réclament du « municipalisme communiste » dont l’un des fondements est de sortir du modèle capitaliste de la gestion municipale.

    Au cœur du communisme municipal se trouve un principe général : la mise en oeuvre de politiques publiques, souvent expérimentales et novatrices, pour le partage des biens communs, l’égalité et l’équité. Les mesures prises visent à faire de la commune un outil de transformation sociale capable de répondre concrètement aux besoins des habitants. Plusieurs principes fondamentaux sont requis : la justice sociale, la solidarité, la réappropriation collective des biens communs et la démocratie participative de proximité. Quand l’Etat se retire et assèche les finances municipales, les communes sont des lieux de résistance et les fers de lance d’offensives politiques sociales et écologiques. Philippe RIO, maire communiste de Grigny, en parle en ces termes : « Comme en 1871, les communes sont autant de sentinelles de l’intérêt général du peuple, au cas où l’Etat faillirait une fois de plus. »

    Frédéric Remond

    Front républicain, la grande bascule

    On ne peut que se réjouir de l’écho rencontré par la tribune « Affirmer notre antifascisme : le devoir du moment », publiée dans nos colonnes par 180 romanciers, historiens (dont l’ami Jean Vigreux à Dijon), philosophes et sociologues. Le sursaut auquel ils appellent est indispensable. Il est salutaire de dénoncer l’abjecte inversion des rôles qui veut faire de la gauche une menace pour la République et la démocratie.
    Cette manœuvre vise à achever la « dédiabolisation » de l’extrême droite alors que, dans son essence même, celle-ci n’a eu de cesse de vouloir détruire l’une et l’autre tout au long de son histoire, de l’affaire Dreyfus à la collaboration et à la guerre d’Algérie. Les menaces et les attaques du RN, de Reconquête, de leurs alliés et même de LR contre les libertés, les droits individuels et collectifs doivent être dénoncées et combattues.

    Mais ci nécessaire sursaut n’est pas suffisant. L’antifascisme, s’il veut être efficace, doit s’attaquer aux racines du mal. Le RN et l’extrême droite prospèrent sur les ravages du capitalisme. Une insécurité sociale croissante frappe les travailleurs et travailleuses, les privés d’emploi, les retraités et la jeunesse. Ils sont de plus en plus nombreux à connaître la précarité, les salaires et les pensions indignes et à voir leurs droits au logement, à la santé ou à l’éducation systématiquement bafoués.

    Ils subissent le mépris et la violence de classe du pouvoir qui, bien que plusieurs fois sanctionné dans les urnes, poursuit sa politique d’injustice sociale au profit de la bourgeoisie et des grandes multinationales. Conjugué à un système politique impuissant à satisfaire les besoins de la population, cela nourrit le désespoir, le repli sur soi et la perte de confiance dans la parole publique et les institutions qui font le lit de l’extrême droite.
    Parvenir à remobiliser les milieux populaires dans les urnes et dans la vie sociale est incontournable pour qui prétend faire reculer le RN. Cela implique de se doter d’un projet politique qui donne la priorité à l’emploi, aux salaires et aux pensions ainsi qu’au redressement des services publics.

    Pierre-Henri Lab

  • N°257 – Municipales 2026 à Dijon : Notre camarade Louis Buffet

    « Âgé de 23 ans, je suis entré au Parti communiste un an après les élections législatives de 2024. Je cherchais à m’engager après avoir étudié le programme du PCF et après avoir lu le Manifeste du Parti communiste par Marx et Engels j’ai rejoint le Parti.
    Plus tard, j’ai appris que mon arrière-grand-père, Louis Bonnerot, issu de la Saône et Loire et de la Nièvre et décédé en février 1985, dont je porte le prénom, était résistant FTP et se revendiquait communiste. J’effectue actuellement des recherches pour en apprendre plus sur lui, il est à mes yeux un héros.

    Je suis engagé pour les municipales à Dijon sur la liste « Dijon Change d’Ere » – j’y suis en 9ème position – car je souhaite que mon engagement militant prenne une tournure plus importante avec des actes concrets en politique.

    C’est aussi pour moi une histoire de famille, mon grand-père, militant de gauche pendant sa jeunesse, était adjoint à la mairie de son village pendant des années, et il est aujourd’hui tête de liste pour les municipales. Ma mère, elle aussi à gauche, m’a transmis toutes ces valeurs, et quand j’ai su qu’elle aussi était sur une liste dans sa petite ville de 4 000 habitants, j’ai eu envie de m’engager aussi.
    Ce qui m’a décidé, c’est le soutien que je reçois au quotidien de la part de mes camarades colistiers : Frédéric Remond, Tata Ouarag et Jean-François Nichele, ils sont pour moi un véritable moteur dans cette campagne, j’ai vraiment envie de bien faire les choses pour leur rendre honneur ainsi qu’au PCF 21. Je veux montrer à mon Parti combien je l’aime, mon engagement pourrait se résumer ainsi : « Prolétaires de tous les pays, unissons-nous ». »

    Louis Buffet

    À Lyon, la contagion fasciste

    « Allez-vous enfin suivre les démocraties qui ont classé ces organisations comme terroristes ? » On nage en plein trumpisme. Après la minute de silence observée hier à l’Assemblée nationale, en mémoire de Quentin Deranque, militant du groupuscule néofasciste Allobroges Bourgoin, mort des coups reçus en marge d’un rassemblement des fémonationalistes de Némésis contre une conférence de Rima Hassan (LFI) à Lyon, une députée RN a demandé le classement des mouvements antifascistes comme « terroristes », à l’instar de ce qu’a fait le président des États-Unis, après l’assassinat de Charlie Kirk. Un coup double visant à criminaliser l’opposition et à disposer d’un outil pour la museler.
    Après tout, ce n’est pas étonnant : le Rassemblement national a maintes fois prouvé l’inspiration qu’il puise auprès du locataire de la Maison Blanche, mais un cap est passé quand le ministre de la Justice ajoute, en réponse, une couche à l’amalgame et affirme dans la foulée espérer obtenir « tous les moyens juridiques pour agir », prenant plus tard l’exemple des Soulèvements de la terre, dont la dissolution a été retoquée.

    Après l’instrumentalisation visant à jeter l’opprobre sur la gauche et LFI en particulier, ce sont les libertés publiques qui sont visées. Ainsi de la demande faite par le gouvernement aux présidents d’université d’interdire les réunions publiques en cas de risques de trouble à l’ordre public. Les auteurs doivent être poursuivis et condamnés, la violence empêchée, mais la pente sur laquelle s’engage le camp présidentiel, à la suite du reste de la droite et de l’extrême droite, est décidément des plus dangereuses. Donald Trump nous montre à quel point.

    Julia Hamlaoui

  • N°255 – Municipales 2026 à Dijon, une campagne bien lancée

    Lundi soir, c’était la première réunion publique de la liste d’Union de la Gauche « Dijon change d’Ère », où sont les communistes ; comme le précisait notre jeune camarade Louis Buffet, candidat PCF sur la liste : « nous avons pu nous présenter et nous exprimer sur les mesures devant une salle comble ! Signe d’une envie de changement d’ère à Dijon. Quel plaisir de partager ces moments avec Michael Haberstrau, Marie Chaufour, Arnaud Guvenatam et tous les autres partenaires sur cette liste, ensemble nous arriverons à faire de grandes choses pour notre chère ville de Dijon ».

    Notre camarade Tata Ouarag – PCF – est aussi candidate sur la liste intitulée « Dijon Change d’Ère » menée par Michel Haberstrau avec d’autres copains comme Alain Le Douaron et Frédéric Rémond… Elle précise : « S’engager pour un plan de rénovation sur plusieurs années, c’est faire le choix d’un service public pensée dans la durée, non dans l’urgence. L’idée est simple : que les équipements sportifs, culturels et d’accueil restent accessibles, en bon état, et présents dans tous les quartier de Dijon.
    Pourquoi est-ce important ? Parce qu’une ville ne peut pas fonctionner dans l’urgence. Quand on laisse les équipements se dégrader, on finit par réparer dans la précipitation, ça coûte plus cher, et ce sont les habitants qui subissent les conséquences. Ces lieux sont essentiels à la vie quotidienne, surtout dans les quartiers populaires. On y pratique du sport, on s’y cultive, on s’y rencontre. Et on le sait : quand ils ferment ou se dégradent, ce sont toujours ceux qui en ont le plus besoin qui sont les premiers pénalisés ».

    « Anticiper, entretenir, rénover, ce n’est pas du luxe. C’est du bon sens, c’est une gestion responsable et c’est un choix politique. Investir dans les équipements publics, c’est défendre le service public, défendre l’égalité entre les quartiers et la solidarité. C’est pour tout ça que je me présente sur cette liste et par attachement au service public. » ajoutait-elle.

    « C’est pour toutes ces raisons que je me présente sur cette liste d’union de la gauche, par attachement au service public, à l’égalité entre les quartiers et à la solidarité ».

    Syndicalistes, pas voyous – J. Hamlaoui

    Non content d’exiger, comme avec le « CDI jeunes », toujours plus de casse sociale, le patronat s’en prend aussi à celles et ceux qui auraient l’outrecuidance de s’y opposer. La CGT dénombre ainsi dans ses rangs 1 000 syndicalistes réprimés sur le terrain disciplinaire ou judiciaire. Jusqu’à sa secrétaire générale Sophie Binet poursuivie pour avoir parlé de « rats (qui) quittent le navire » à propos de la désindustrialisation. Si les situations auxquelles doivent faire face les militant.e.s concerné.e.s confinent parfois à l’absurde, le message se veut clair et dissuasif : fermez-la et trimez en silence.
    L’arsenal anti-grève et mobilisation ne s’arrête d’ailleurs pas là. À chaque mouvement social le gouvernement, la droite, l’extrême droite et le Medef déblatèrent de concert contre les « bloqueurs » et autres « gréviculteurs » repeignant en égoïstes patentés celles et ceux qui se battent pour que cessent de primer les intérêts des gros poissons. Le monde à l’envers – une fois de plus – pour mieux vendre leur soupe liberticide faite « d’encadrement » du droit de grève et de déploiement de la répression dans toutes ses dimensions, du nassage dans la rue à la sanction dans l’entreprise en passant par la procédure bâillon.
    Aux côtés de nombreuses organisations et personnalités, la CGT lance ce soir avec un meeting à Montreuil une campagne pour les libertés syndicales… Une initiative salutaire pour nos libertés à toutes et tous alors qu’il y a peu des ONG, dont la FIDH et la LDH, dénonçaient, dans un rapport fruit de 10 mois d’enquête, la pente « illibérale » sur laquelle la France est engagée, liste des atteintes « systémiques » aux libertés associatives et de manifester à l’appui.

  • N°256 – Municipales à Longvic, notre camarade Antoine Fremann

    Notre jeune camarade Antoine Fremann (31 ans) de Longvic est candidat sur la liste de la maire socialiste sortante Céline Tonot, « A Longvic, l’essentiel c’est vous ! », en 12ème position. Adhérant du PCF de Côte-d’Or depuis 2022, il est co-secrétaire de la section Yvon Holin, son trésorier adjoint et membre du Conseil départemental du PCF 21.

    Membre très actif de la section Yvon Holin, animateur du stand fédéral de la Fête de l’Humanité, Antoine a mis le pied à l’étrier à Longvic par le camarade Pierre Bertrand, retraité cheminot et adjoint communiste sortant qui se représente sur la commune.

    Pierre a été adjoint en charge du logement lors du mandat qui va s’achever. Comme le précisait notre camarade Antoine Fremann à la Lettre Hebdo, il est important que la jeunesse s’engage en politique, c’est « la flamme de la révolution ». Il précise aussi sur son engagement municipal :

    « Je me suis engagé au sein de la liste « A Longvic, l’essentiel c’est vous ! » en tant que candidat PCF pour porter les propositions du Parti communiste, notamment sur la gratuité des transports, les premiers mètres cubes d’eau gratuits, ainsi que la sécurité sociale alimentaire, afin de permettre y compris aux ménages les plus précaires de se nourrir avec des produits de qualité et accessibles. Bien sûr je reste pleinement engagé comme travailleur pour les intérêts des Longviciennes et des Longviciens, dans une liste proche des habitants qui connait leurs besoins et qui a pour ambition de continuer une politique sociale, la commune étant un bouclier social pour les plus pauvres. La liste met en avant des projets pour la jeunesse, l’avenir du monde, mais aussi les moins jeunes jusqu’aux seniors. C’est une liste qui défend les services publics et les salariés municipaux, qui fait de son engagement écologique l’une de ses grandes forces, Longvic restant une « Ville-nature ». Voilà pourquoi, pour mon parti, je suis fier d’être engagé dans cette belle aventure municipale au sein de la liste « A Longvic, l’essentiel c’est vous ! » menée par Céline Tonot. »

    Loi Duplomb : « L’avenir, ce n’est pas la chimio à 30-40 ans »

    Sept mois après son adoption en juillet dernier, la loi Duplomb – pro agro-industrie et pesticides – revient à l’Assemblée. L’occasion d’une prise de conscience pour les députés qui avaient voté le texte, le camp présidentiel mais également LR et le RN, à défaut de pouvoir le détricoter puisqu’il n’y aura ni amendements ni vote cet après-midi ? Rien n’est moins sûr alors que le sénateur LR à l’origine de la loi récidive avec le dépôt d’une nouvelle proposition pour réintroduire ce que le Conseil constitutionnel avait censuré dans la première version : l’autorisation de pesticides dangereux comme l’acétamipride.

    Une mesure qui s’ajoute aux nombreuses autres dispositions du texte initial, dont la facilitation de l’agrandissement de la taille des exploitations ou du captage de l’eau, qui ont soulevé l’ire de plus de 2 millions de citoyens signataires de la pétition à l’origine du débat du jour au palais Bourbon. Et une logique que Sébastien Lecornu – raccord avec les desiderata de la FNSEA et de ses grands exploitants – promet encore d’approfondir dans une très prochaine « loi d’urgence agricole ». Si les partisans de cet empoisonnement généralisé peuvent compter sur les récentes directives « Omnibus » européennes visant à autoriser à vie certains pesticides, ses opposants ne baissent pas les armes, bien au contraire. Après les points marqués l’année dernière, des collectifs de victimes, des organisations paysannes et des associations de défense de l’environnement appellent ensemble à se mobiliser à la mi-journée devant l’Assemblée nationale avec un message que résume Fleur Bretau de Cancer colère : « Où que vous soyez, vous pouvez faire quelque chose. Ce qui nous empêche, c’est une système politique qui protège des intérêts de quelques-uns. Donc, il faut changer ce système, transformer le modèle agricole. »

  • N°254 – L’extrême droite, le grand oubli du rapport du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes

    Dans le cadre de la journée nationale de lutte contre le sexisme, le 25 janvier, le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes (HCE) a publié, le 21 janvier 2026, son rapport annuel sur l’état des lieux du sexisme en France, consacré cette année à la « menace masculiniste ».
    Le choix du sujet n’est pas anodin. Le sexisme hostile, forme violente de sexisme, s’exprime par des agissements sexistes tels que des manifestations d’irrespect ou d’injures, de propos dévalorisants ou dénigrants. Aujourd’hui, le sexisme hostile ne relève plus seulement de comportements isolés mais s’inscrit dans des logiques d’adhésion et de mobilisation idéologiques collectives.

    Le masculinisme relève pleinement de cette logique. Il s’agit d’un courant social et politique antiféministe, composé de diverses sous-cultures : les incels (célibataires involontaires), les pickup artists (connus pour leurs techniques de séduction misogynes) ou encore les tradwives (femmes majoritairement blanches et issues de classes socio-économiques favorisées prônant un retour aux rôles genrés « traditionnels »). Toutes ont en commun la légitimation de la domination masculine et la remise en cause des acquis féministes.
    On notera un grand absent dans le rapport du HCE : l’extrême droite. Si la dimension internationale du phénomène est abordée – notamment aux États-Unis – les liens entre le masculinisme et l’extrême droite française sont largement éludés. Or, l’extrême droite participe activement à diffuser et ancrer une idéologie masculiniste via des discours antiféministes et misogynes, en particulier sur les médias contrôlés par le milliardaire Vincent Bolloré. Ainsi, ce que le rapport ne dit pas, c’est que l’adhésion, aujourd’hui massive, au masculinisme est l’aboutissement de longues années de l’extrême droite et de ses discours antiféministes.

    Quelques chiffres issus du rapport :

    23% des hommes et 12% des femmes en France adhèrent au sexisme hostile.
    84% des femmes ont déjà vécu une situation sexiste.
    49% des femmes déclarent avoir été confrontées à des discriminations.
    21% des femmes déclarent avoir été victimes d’un viol.
    60% des hommes pensent que les féministes ont des demandes exagérées.

    Chaos dans l’Éducation nationale pour la rentrée 2026 ?

    Il y aura lors de la rentrée 2026 dans l’Éducation nationale une cure d’austérité sans précédent dans les académies de Dijon et de Besançon à la rentrée 2026. Selon les chiffres communiqués par les syndicats le 27 janvier, plusieurs centaines de postes vont être supprimés dans le premier et le second degré, ainsi que dans les services administratifs.
    Dans le premier degré, 95 postes de professeurs des écoles seraient supprimés en Bourgogne et 62 en Franche-Comté. La situation est également jugée préoccupante dans les collèges et les lycées, avec 90 suppressions de postes dans l’académie de Dijon et 70 dans celle de Besançon.

    À ces réductions s’ajoutent neuf postes administratifs ou techniques supprimés dans les établissements et services, ainsi que la suppression d’un poste de conseiller principal d’éducation (CPE) dans l’académie de Besançon.
    Ces chiffres de suppressions de postes ne sont pas tolérables. Il faut urgemment une véritable réflexion sur les besoins éducatifs des territoires, afin d’éviter un affaiblissement durable de l’école publique et, plus largement, des services publics.

    Agenda

    Jeudi 29 janvier 2026 :
    Le Mouvement de la Paix en Côte-d’Or organise une table ronde à la Bourse du Travail à Dijon (rue du Transvaal) sur « Quel avenir pour la Palestine ? » avec Raphaël Porteilla et Pierre Barbancey, grand reporter du journal l’Humanité.

    Vendredi 6 février 2026 :
    Date limite des inscriptions sur les listes électorales.

    15 et 22 mars 2026 :
    Élections municipales, premier et deuxième tours.

    Dimanche 3 mai 2026 :
    Date limite de dépôt des textes alternatifs pour le Congrès.

    6 et 7 juin 2026 :
    Vote des communistes pour le choix de la base commune.

    4, 5 et 6 juillet 2026 :
    40ème Congrès du Parti Communiste français à Lille.

  • N°253 – Municipales de mars 2026 : les ambitions du PCF à deux mois du scrutin

    N°253 – Municipales de mars 2026 : les ambitions du PCF à deux mois du scrutin

    La fédération du PCF de Côte-d’Or sera présente avec des candidat(e)s dans ces Municipales de 2026, sur des listes d’Union de la gauche, à Dijon, Chenôve, Quétigny, Longvic, Beaune…

    À deux mois du premier tour des élections municipales, le PCF, qui validait ce samedi ses chef-fes de file, exprime une ambition forte. Troisième force politique de France dans les villes et villages, il s’agit pour le Parti communiste français de conforter son assise territoriale, de l’élargir au service de toutes les populations, de combattre l’abstention et de faire gagner la gauche pour répondre aux attentes des habitantes et habitants.

    Dans des centaines de villes de plus de 20 000 habitants, les communistes ont contribué aux rassemblements les plus larges à gauche et sont mobilisés pour faire gagner les maires communistes, socialistes et écologistes face à la droite et à l’extrême droite. Au Havre et à Nîmes, deux villes symboliques impasses de la droite, les communistes sont prêts à relever le défi. À Montreuil avec Patrice Bessac ou à Vitry-sur-Seine avec Pierre Bell-Lioch, les communistes aspirent à faire réélire leurs maires des deux plus grandes municipalités qu’ils dirigent. À Arles, Champigny ou Saint-Pierre-des-Corps notamment, grâce au travail mené le plus souvent avec le Parti socialiste et les Écologistes, le PCF organise la reconquête de villes perdues en 2020. Dans toute la France, de nombreuses candidates communistes s’engagent. Ainsi à Vénissieux avec Michèle Picard, Bagneux avec Hélène Cillères, Mitry-Mory avec Charlotte Blandiot-Faride, Échirolles avec Amandine Demore, ce sont des femmes qui sont en passe d’être élues ou réélues.

    Fabien Roussel et la direction du PCF se félicitent que dans 90% des villes dirigées par la gauche, les majorités municipales soient rassemblées, exprimant ainsi une dynamique nationale en faveur de l’union face à la droite et à l’extrême droite, malgré les tentatives de division. Le PCF prend toute sa part à ce combat et mènera ainsi de nombreuses listes d’union face au RN dans les régions des Hauts-de-France, de Grand-Est et en région PACA. À Calais, Nîmes, Sète, Arles ou Martigues, les têtes de liste communistes affronteront dès le premier tour des candidats du Rassemblement national.

    Forts de la dynamique populaire de rassemblement qui s’exprime autour de leurs candidatures et de l’union très large à gauche, les communistes sont prêts, dans les villes comme dans les villages de France, pour les élections municipales à faire gagner des politiques utiles et protectrices, en faisant des services publics locaux, de la solidarité, de l’émancipation humaine et de la démocratie locale les piliers d’un véritable projet de société.

    Donald Trump, fou allié

    Dictateur du monde, voilà l’ambition de Donald Trump. Certes le président des États-Unis a annoncé renoncer à s’emparer militairement du Groenland et même à imposer des droits de douane pour obtenir gain de cause, se félicitant d’avoir « conçu le cadre d’un futur accord » avec le secrétaire général de l’Otan concernant l’île de l’Arctique. Victoire du locataire de la Maison Blanche obtenue à coups de menaces et d’ultimatums ou rétropédalage imposé par les Européens restés sur leur position ? La bataille d’interprétation commence, mais le diktat impérialiste version Trump reste.

    Au-delà de la crise du Groenland, c’est l’ensemble des règles du jeu internationales dont il ambitionne de prendre le contrôle, jusqu’à créer une organisation concurrente de l’ONU entièrement à sa main : son fameux « conseil de la paix ». Initialement inclue dans son plan pour Gaza avalisé par les Nations unies, l’instance dont le lancement officiel est prévu aujourd’hui se définit elle-même comme « une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime et à garantir une paix durable dans les zones touchées ou menacées par des conflits ».

    Bien au-delà de Gaza, elle entend donc régenter les relations internationales avec un seul unique patron : Donald Trump. Jugez plutôt : autoproclamé président de ce conseil, il délivre les invitations à y siéger (contre 1 milliard de dollars américains pour un mandat de plus de trois ans), peut révoquer les participants sans pouvoir l’être lui-même, dispose d’un droit de veto sur toutes les décisions… Un modèle de démocratie.

    Agenda

    Vendredi 23 janvier 2026 :
    Le Comité France-Cuba 21 organisera un rassemblement de 10h30 à 12h00, vers le Bareuzai à Dijon, en soutien à Cuba.

    Jeudi 29 janvier 2026 :
    Le Mouvement de la Paix en Côte-d’Or organise une table ronde à la Bourse du Travail à Dijon (rue du Transvaal) sur « Quel avenir pour la Palestine ? » avec Raphaël Porteilla et Pierre Barbancey, grand reporter à l’Humanité.

    Vendredi 30 janvier 2026 :
    À 11h00, inauguration de la cour de la gare Pierre SEMARD, Cour de la Gare, Dijon.

    Jeudi 26 février 2026 :
    Hommage à notre camarade Lucien Dupont, au Monument aux morts de Marsannay la Côte, à 18h00.

  • N°252 – Union de la gauche, transition écologique, socialisme… Le Conseil National du PCF lance les travaux du 40e congrès

    N°252 – Union de la gauche, transition écologique, socialisme… Le Conseil National du PCF lance les travaux du 40e congrès

    Le 40e congrès est lancé, notre Parti a besoin de l’intelligence collective de ses militantes et militants, de leurs expériences de lutte, de leurs analyses et de leurs propositions. Faisons du 40e congrès une réunion utile, vivante et offensive, à la hauteur des exigences de notre temps.

    La direction communiste a initié, samedi 10 janvier 2026, les travaux du 40e congrès. L’objectif est de définir un projet de très long terme, pour les « quinze ou vingt prochaines années », afin de rendre lisible son ambition. La date et le lieu sont inscrits dans les agendas : ce sera à Lille (Nord), du 4 au 6 juillet, que se tiendra le 40e congrès du PCF. Le conseil national du parti a lancé les travaux en vue de l’événement.

    L’objectif, affiche le secrétaire national Fabien Roussel, est de « rendre lisible par le peuple tout entier notre ambition pour la France et la République », à savoir, pour les « quinze, vingt prochaines années », bâtir « l’union du peuple de France » par la « conquête d’une majorité populaire, la conquête du pouvoir par les luttes, par une remontée de notre influence ». Face au risque de voir l’extrême droite l’emporter, « nous devons revendiquer fièrement et clairement le rôle de notre parti : celui de conquérir le pouvoir pour reconstruire la France, pour la République, pour sortir du capitalisme et s’engager vers une société démocratique en mettant l’être humain et la planète au cœur de ses priorités, vers le communisme », a-t-il déclaré. L’ordre du jour du congrès doit être le « retour à la résistance et au rassemblement large du peuple face à l’extrême droite ». Mais, « en ne sacrifiant rien aux enjeux de court terme, nous devons proposer aux communistes un objectif de plus long terme, avec des étapes, qui devra se décliner à chaque moment, se mesurer à chaque élection ».

    Le bilan de la période écoulée tout d’abord : si, depuis le 38e congrès, en 2018, « on a gagné la bataille contre l’effacement du parti, il faut gagner la bataille contre l’effacement des idées du parti », relève l’économiste Denis Durand. Évelyne Ternant, de la fédération du Doubs, réclame que soient examinées « quelles sont les prises de position qui ont fracturé le parti et qui doivent être mises en débat ». […] L’ambition à quinze ans se traduit dans un projet qui sera élaboré par la commission de rédaction du texte. En cas de désaccord, des textes alternatifs pourraient aussi être présentés au vote des adhérents en juin. À l’occasion de leur 40e congrès, les communistes y plancheront aussi sur la notion de socialisme, disparue dans les années 2000 pour se démarquer de l’expérience soviétique, mais que certains, dans le parti, veulent réinvestir. « On parle de processus révolutionnaire, de changement de société sans nommer vers quoi on veut aller. Nous avons besoin de verbaliser les étapes pour aller vers le communisme. […] Cela participe à la clarification d’un projet de rupture », explique Fabien Roussel.

    Iran, le feu de la révolte

    Les mollahs au pouvoir en Iran sont décidés à s’y accrocher. Après avoir affiché quelques mesures contre la misère qui étrangle les habitants, a fortiori les 40% de ceux qui vivent sous le seuil de pauvreté, pour tenter de contenir la protestation, le président Massoud Pezeshkian et l’ayatollah Ali Khamenei déchaînent une répression meurtrière contre les manifestants dont le nombre et l’ampleur des revendications n’ont cessé de grossir depuis le 28 décembre. Au moins 600 morts – et peut-être des milliers -, 10 000 arrestations, black-out sur les communications et internet, contre-manifestation de soutien du régime… par tous les moyens, celui-ci tente de resserrer sa poigne de fer sur le pays. Mais « aujourd’hui, les gens n’ont rien à perdre », estime la spécialiste Somayeh Rostampour, laissant ouvert l’avenir de ce mouvement inédit malgré le bain de sang qui se joue à huis clos.

    Certains tentent d’en tirer profit, à l’instar du fils du Shah, Mohammad Reza Pahlavi, qui n’a jamais eu un mot contre la féroce dictature de son père. Mais s’il est présenté par nombre de puissances occidentales comme l’alternative, il est très loin de faire l’unanimité dans son propre pays où, par ailleurs, les dirigeants progressistes ont été décimés. Il n’est en tout cas pas avare en offres de service notamment à l’intention d’un Donald Trump décidé de s’en mêler, entre option envisagée d’une intervention militaire et nouveaux droits de douane annoncés hier. Face à ces prétentions, c’est bien sur tous les fronts que se jouera le combat du peuple iranien, et sur tous les fronts que la solidarité est indispensable.

    Agenda

    Samedi 17 janvier 2026 :
    Le collectif Paix 21 appelle comme chaque samedi à un rassemblement Place Darcy à 15h00, en soutien de la lutte juste du peuple palestinien pour sa liberté.

    Vendredi 23 janvier 2026:
    Le comité France-Cuba 21 organisera un rassemblement de 10h30 à 12h00, vers le Bareuzai à Dijon, en soutien à Cuba.

    Jeudi 29 janvier 2026 :
    Le Mouvement de la Paix en Côte-d’Or organise une table ronde à la Bourse du Travail à Dijon (rue du Transvaal)sur « Quel avenir pour la Palestine ? » avec Raphaël Porteilla et Pierre Barbancey, grand reporter du journal l’Humanité.