À Dijon, la liste d’union de la gauche et des écologistes « Dijon Change d’Ère » arrive en tête des listes véritablement de gauche avec un peu moins de 9% (près de 21% au total des 3 listes en question), ce qui l’élimine de l’offre politique au second tour. Les communistes ont apporté leur singularité et leurs contributions au fonctionnement de cette liste d’union. Nous avons présenté aux électrices et électeurs une liste d’union solide, pluraliste et dans laquelle chacune et chacun aura été complémentaire.
Dans toute cette campagne, nous avons entendu cette exigence d’union de la gauche écologique, sociale et solidaire. Nous avons entendu cette inquiétude forte face à la menace que représente les droites, tant celle d’extrême droite que celle de la droite extrême et leur possible association.
Nous avons aussi entendu cette défiance des citoyen.ne.s face à la vie politique actuelle dans notre pays, dans notre ville. Nous mesurons cette défiance par la forte proportion des abstentions qui démontrent un système politique à bout de souffle, une forte déception face aux trahisons et/ou au manque de prise en compte de l’expression populaire, et de la souffrance sociale et économique d’une partie de la population. Avec près de 50% d’absention, Dijon n’échappe pas à la règle. Même si Madame Koenders est largement en tête à l’issue du premier tour, elle se doit de bien mesurer qui sont ses adversaires, notamment ceux restés en lice. Elle se doit aussi de mesurer que ce fort taux d’abstention est le symptôme non négligeable de l’absence de concertation véritable des citoyens sur la conduite de la ville, particluièrement sur les grands projets structurants. Elle se doit aussi de mesurer que la stratégie du « bloc central », chère à Macron et au Modem, stratégie incarnée localement par F. Rebsamen ou F. Patriat notamment, n’a fonctionné nulle part ailleurs dans toutes les autres grandes villes. L’extrême centre représente l’absence de choix politique parce qu’il s’appuie sur l’acronyme tatchérien « il n’y a pas d’alternatives ». Cette stratégie électorale nourrit le désespoir, le ressentiment et alimente le recours illusoire aux solutions autoritaires et racistes ou à l’abstention.
Les communistes appellent à poursuivre cet effort d’union en souhaitant profondément que toutes les forces de gauche et écologistes retrouvent leur boussole et choisissent le pluralisme progressiste. Pour autant, dans le contexte du second tour, et pour ne pas insulter l’avenir, nous appelons clairement nos électeurs à ne pas faire le choix du pire avec la droite ou l’extrême-droite.
Le 18 mars, c’est l’anniversaire du début de la Commune de Paris
Puisque c’est le moment de parler de communes en ces temps d’élections, autant célébrer la nôtre, avec son drapeau rouge, c’est la fête internationale et universelle ! Si les bourgeois ont leur 14 juillet 1789, les prolétaires ont leur 18 mars 1871 !
Comme le précisait Marx à l’AIT (1ère Internationale) pour le premier anniversaire de la Commune en 1872 : « Nous considérons le glorieux mouvement du 18 Mars comme l’aube de la grande révolution sociale, qui libérera les hommes à tout jamais du régime des classes. » Comme l’écrivait Karl Marx, dans son célèbre « La Guerre civile en France » : « Le Parti ouvrier, avec sa Commune, sera célébré à jamais comme le glorieux fourrier d’une société nouvelle. Le souvenir de ses martyrs est conservé pieusement dans le grand cœur de la classe ouvrière. Ses exterminateurs, l’histoire les a déjà cloués à un pilori éternel, et toutes les prières de leurs prêtres n’arriveront pas à les en libérer. »
Enseignements de la Commune – « Pour qu’une révolution sociale puisse triompher, deux conditions au moins sont nécessaires : des forces productives hautement développées et un prolétariat bien préparé. Mais en 1871 ces deux conditions faisaient défaut. Le capitalisme était encore peu développé et la France était surtout un pays de petite bourgeoisie (artisans, paysans, boutiquiers, etc.). Il n’existait pas de parti ouvrier ; la classe ouvrière n’avait ni préparation ni long entraînement et, dans sa masse, elle n’avait même pas une idée très claire de ses tâches et des moyens de les réaliser. Il n’y avait ni sérieuse organisation politique du prolétariat, ni syndicats et associations coopératives de masse. » Lénine, À la mémoire de la Commune, dans la Commune de Paris, pp. 18-19.
Qu’il vienne le Temps des Cerises ! « Quand nous en serons au temps des cerises, le gai rossignol, le merle moqueur, seront tous en fête, les belles auront de la folie en tête, et les amoureux du bonheur au cœur… »












