Auteur/autrice : PCF 21

  • N°262 – Municipales 2026, bilan des élections

    Chacun aura pu voir, lire, entendre les commentaires et les analyses sur les élections municipales et se faire personnellement une opinion. Des éléments et des commentaires des invités de plateau les plus cités depuis quelques jours et à retenir : « abstention record », « percée historique » où tout le monde sort vainqueur, LFI, PS, à gauche, LR, RN à droite, voir Renaissance. Et dans ce marasme médiatique, une force politique absente de tous les plateaux télé et dont personne n’a parlé dans les résultats : le Parti Communiste Français. Deuxième parti de gauche en termes d’élu·es et de belles conquêtes municipales, dont Nimes, 2ème ville la plus importante d’Europe administrée par des communistes après Gratz (Autriche).

    Pour ces Municipales de 2025, les résultats sont là : plusieurs centaines de maires communistes sont aujourd’hui élu·es, souvent à la tête de listes de large rassemblement à gauche, et des milliers d’élu·es communistes siégeront dans les conseils municipaux. Ce scrutin confirme une réalité trop souvent passée sous silence : le Parti communiste français reste une force nationale de premier plan, par son réseau d’élu·es, par son implantation et par le travail mené au quotidien.
    Rien de tout cela n’aurait été possible sans votre engagement, celui des directions de fédération et de section, des équipes de
    campagne, des élu·es sortant·es comme des nouvelles et nouveaux venu·es. Nous voulons vous dire notre reconnaissance, mais aussi notre exigence : transformons cet ancrage et nos bons résultats en une dynamique durable, analysons aussi nos échecs en renforçant notre organisation et en multipliant les initiatives au plus près des préoccupations populaires.

    Les municipales sont un point d’appui, pas un aboutissement : c’est dès maintenant que se prépare la suite du combat pour faire
    grandir, partout dans le pays, l’influence de notre parti.
    Il est nécessaire de souligner cette résistance et le poids politique réel que représente le PCF à l’issue des municipales, car beaucoup cherchent à masquer ou édulcorer cette position jugée, médiatiquement, « anachronique ». Néanmoins, au-delà de la résistance du PCF, force est de constater les percées et la progression du RN, la montée des droites partout, l’abstention, les divisions avec LFI et les défaites à gauche qui doivent alimenter le débat politique post municipales. À un an de l’élection présidentielle, tout reste à faire à gauche pour trouver le chemin de la victoire.

    Fred REMOND

    Liban : une annexion sur le « modèle » de Gaza

    Israël ne fait pas mystère de ses intentions au Liban. Le ministre de la Défense Israël Katz a ouvertement annoncé hier des manœuvres « pour s’emparer d’une ligne de défense avancée »
    jusqu’au fleuve Litani, à environ 30 kilomètres de la frontière. Une « zone tampon » sous contrôle israélien dans le sud du pays où les populations déplacées de force ne pourraient revenir jusqu’à
    une date indéterminée. Voire jamais : le ministre des Finances d’extrême droite, Bezalel Smotrich, a lui appelé à faire du Litani « la nouvelle frontière » avec le Liban, sous couvert du combat contre
    le Hezbollah, allié de l’Iran.

    Une annexion redoutée par les villageois contraints, par les bombes, à suivre les ordres d’évacuations qui ne cessent de se multiplier jusqu’à Beyrouth. « Ils coupent le Sud du reste du
    pays. Ce n’est pas seulement pour des raisons militaires. C’est pour qu’on ne revienne pas chez nous », témoigne l’un d’eux dans nos colonnes, ce matin. Cette nuit encore, les raids ont tué au
    moins 9 personnes. Plus de 1 000 ont perdu la vie depuis la reprise du conflit, dont au moins 118 enfants, et plus d’1 million d’habitants ont dû fuir leur maison et abandonner tout ce qu’ils
    avaient.

    La stratégie israélienne, déjà éprouvée à Gaza, ne suscite pourtant que de molles condamnations. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, se contentant d’exhorter,
    au nom de la France, « les autorités à s’abstenir de telles opérations terrestres ». Un discours dépourvu d’actes dont Benyamin Netanyahou et son gouvernement n’ont cure. Reste à savoir quelle partition le premier ministre jouera avec son fidèle allié Donald Trump qui, selon des médias états-uniens, après avoir alimenté une escalade mortifère aurait mis sur la table des
    négociations avec l’Iran un plan en 15 points.

    Julia Hamlaoui

  • N°261 – Déclaration du PCF 21 à la suite de l’élection municipale à Dijon

    À Dijon, la liste d’union de la gauche et des écologistes « Dijon Change d’Ère » arrive en tête des listes véritablement de gauche avec un peu moins de 9% (près de 21% au total des 3 listes en question), ce qui l’élimine de l’offre politique au second tour. Les communistes ont apporté leur singularité et leurs contributions au fonctionnement de cette liste d’union. Nous avons présenté aux électrices et électeurs une liste d’union solide, pluraliste et dans laquelle chacune et chacun aura été complémentaire.
    Dans toute cette campagne, nous avons entendu cette exigence d’union de la gauche écologique, sociale et solidaire. Nous avons entendu cette inquiétude forte face à la menace que représente les droites, tant celle d’extrême droite que celle de la droite extrême et leur possible association.

    Nous avons aussi entendu cette défiance des citoyen.ne.s face à la vie politique actuelle dans notre pays, dans notre ville. Nous mesurons cette défiance par la forte proportion des abstentions qui démontrent un système politique à bout de souffle, une forte déception face aux trahisons et/ou au manque de prise en compte de l’expression populaire, et de la souffrance sociale et économique d’une partie de la population. Avec près de 50% d’absention, Dijon n’échappe pas à la règle. Même si Madame Koenders est largement en tête à l’issue du premier tour, elle se doit de bien mesurer qui sont ses adversaires, notamment ceux restés en lice. Elle se doit aussi de mesurer que ce fort taux d’abstention est le symptôme non négligeable de l’absence de concertation véritable des citoyens sur la conduite de la ville, particluièrement sur les grands projets structurants. Elle se doit aussi de mesurer que la stratégie du « bloc central », chère à Macron et au Modem, stratégie incarnée localement par F. Rebsamen ou F. Patriat notamment, n’a fonctionné nulle part ailleurs dans toutes les autres grandes villes. L’extrême centre représente l’absence de choix politique parce qu’il s’appuie sur l’acronyme tatchérien « il n’y a pas d’alternatives ». Cette stratégie électorale nourrit le désespoir, le ressentiment et alimente le recours illusoire aux solutions autoritaires et racistes ou à l’abstention.

    Les communistes appellent à poursuivre cet effort d’union en souhaitant profondément que toutes les forces de gauche et écologistes retrouvent leur boussole et choisissent le pluralisme progressiste. Pour autant, dans le contexte du second tour, et pour ne pas insulter l’avenir, nous appelons clairement nos électeurs à ne pas faire le choix du pire avec la droite ou l’extrême-droite.

    Le 18 mars, c’est l’anniversaire du début de la Commune de Paris

    Puisque c’est le moment de parler de communes en ces temps d’élections, autant célébrer la nôtre, avec son drapeau rouge, c’est la fête internationale et universelle ! Si les bourgeois ont leur 14 juillet 1789, les prolétaires ont leur 18 mars 1871 !

    Comme le précisait Marx à l’AIT (1ère Internationale) pour le premier anniversaire de la Commune en 1872 : « Nous considérons le glorieux mouvement du 18 Mars comme l’aube de la grande révolution sociale, qui libérera les hommes à tout jamais du régime des classes. » Comme l’écrivait Karl Marx, dans son célèbre « La Guerre civile en France » : « Le Parti ouvrier, avec sa Commune, sera célébré à jamais comme le glorieux fourrier d’une société nouvelle. Le souvenir de ses martyrs est conservé pieusement dans le grand cœur de la classe ouvrière. Ses exterminateurs, l’histoire les a déjà cloués à un pilori éternel, et toutes les prières de leurs prêtres n’arriveront pas à les en libérer. »

    Enseignements de la Commune – « Pour qu’une révolution sociale puisse triompher, deux conditions au moins sont nécessaires : des forces productives hautement développées et un prolétariat bien préparé. Mais en 1871 ces deux conditions faisaient défaut. Le capitalisme était encore peu développé et la France était surtout un pays de petite bourgeoisie (artisans, paysans, boutiquiers, etc.). Il n’existait pas de parti ouvrier ; la classe ouvrière n’avait ni préparation ni long entraînement et, dans sa masse, elle n’avait même pas une idée très claire de ses tâches et des moyens de les réaliser. Il n’y avait ni sérieuse organisation politique du prolétariat, ni syndicats et associations coopératives de masse. » Lénine, À la mémoire de la Commune, dans la Commune de Paris, pp. 18-19.

    Qu’il vienne le Temps des Cerises ! « Quand nous en serons au temps des cerises, le gai rossignol, le merle moqueur, seront tous en fête, les belles auront de la folie en tête, et les amoureux du bonheur au cœur… »

  • N°260 – Sur la liste Chenôve pour Tous ! Notre camarade Christine Truchot-Dessolle

    À trois jours du premier tour de l’élection municipale du 15 mars 2026, il faut convaincre, rassembler, faire gagner la gauche et les valeurs de la République ! À Chenôve sur la liste « Chenôve pour Tous », le PCF mandate deux candidates, Joëlle Boileau et Christine Truchot-Dessolle.

    « Pourquoi je suis candidate à Chenôve ? Nous avons fait le choix de venir vivre à Chenôve, nous connaissions déjà ceette ville par nos activités associatives, nous venions au marché le dimanche, on adore l’ambiance, la mixité sociale, les étals colorés. Chenôve est la 3ème ville du département en terme d’habitant.e.s, et malheureusement 26% vivent en-dessous du seuil de pauvreté. »

    « J’ai fait le choix d’être sur une liste de gauche qui regroupe : le PS, EELV, Génération S, Place publique et le PCF. J’ai travaillé aux PTT en 1973, je m’y suis syndiquée à Paris en 1979 et j’ai ensuite rejoint le Parti communiste français en 1983 grâce à ma camarade Jeannine Benzerga et aussi Marie Louise Yanelli aux Chèques Postaux devenus La Banque Postale.
    J’ai été candidate aux élections départementales et élue à Dijon de 2008 à 2014 dans le groupe communiste. Mon engagement est toujours là, j’aurais 70 ans après les élections, et je suis toujours en colère contre les injustices, le racisme et le sexisme.
    Le PCF a proposé trois thèmes importants dans le programme :

    • Tendre à la gratuité des transports, par étape (jeunes, seniors, …)
    • Le 1er mètre cube d’eau gratuit
    • La rénovation thermique des logements avec le soutien de l’État

    Nous aurons, Joëlle Boileau et moi, à apporter nos expériences diverses et encore beaucoup de choses à faire : reconstruction du centre aéré du plateau, de l’hotel de ville et du CCAS qui ont été brulés, et tout ça sans augmenter la part communale des impôts.
    Nous mènerons une belle campagne : réunions, tractages, collage d’affiches, rencontres avec les habitant.e.s, nous sommes confiantes et confiants.

    Trois listes nous font face : Philippe Neyraud sans étiquette (donc de droite), Patricia Marc, insoumise de Marsannay la Côte parachutée à Chenôve, et Lutte Ouvrière.
    Je souhaite une bonne campagne à mes camarades de Dijon et de la Métropole, et je leur souhaite d’avoir des élu.e.s. »

    Christine Truchot-Dessolle

    Moyen-Orient : Capitalisme fossile, la panne sèche

    Vous vous souvenez peut-être de « l’ambiguïté stratégique » avancée par Emmanuel Macron pour justifier ses changements de pied en matière de dissuasion nucléaire, Donald Trump lui pousse bien plus loin le concept et maintient un véritable « flou stratégique », alimenté par nombre de déclarations contradictoires. Dernier exemple en date hier soir, avec la promesse d’une « guerre (qui) va se terminer bientôt » en Iran quelques jours seulement après avoir affirmé que celle-ci était partie pour durer. Peu importe pour le locataire de la Maison blanche la véracité de ses déclarations tant qu’elles servent ses intérêts. En l’occurrence, rassurer sa base réticente à une guerre sans fin. Mais aussi – surtout – les marchés alors que les bourses commençaient à sérieusement dévisser plus tôt dans la journée.

    Car si les bombes ne sèment pas la démocratie contrairement aux prétentions israélo-états-uniennes, en revanche elles entraînent, outre le chaos et la mort parmi les civils en première ligne, des conséquences planétaires. Avant le discours de Trump, le prix du baril de pétrole s’est ainsi envolé lundi jusqu’à près de 120 dollars, un record depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine en 2022. Comme toujours les rapaces profiteurs de guerre sont à l’affût tandis que la mainmise sur les ressources et les voies de commerce est un des enjeux d’une guerre menée pour prolonger l’espérance de vie et de profit d’un capitalisme toujours plus avide et dévastateur pour les humains comme pour la planète. Preuve en est.

    Du côté de l’Hexagone, alors qu’Emmanuel Macron engage sa main – après y avoir mis le doigt dès la semaine dernière – dans l’engrenage guerrier en déployant « huit frégates, deux porte-hélicoptères amphibies et notre porte-avions » pour rouvrir le détroit d’Ormuz, son gouvernement entend, pour l’heure, présenter la facture de la crise énergétique au citoyen lambda qui voit les prix à la pompe flamber au-delà des 2 euros. Double peine.

    J. Hamlaoui

  • PCF 21 sur la liste Chenôve Pour Tous !

    PCF 21 participe à la liste des municipales à Chenôve intitulée « Chenôve Pour Tous » ! Retrouvez toutes les informations sur cette liste sur leur page Facebook : https://www.facebook.com/ChenovePourTous

    Nos candidats

  • PCF 21 sur la liste À Longvic, l’essentiel c’est vous !

    PCF 21 participe à la liste de gauche pour les municipales à Longvic intitulée « À Longvic, l’essentiel c’est vous » ! Retrouvez cette liste sur son propre site web : https://lessentielcestvous.fr/

    Notre candidat :

    Antoine FREMANN

  • PCF 21 sur la liste Dijon Change d’Ère !

    PCF 21 participe à la liste d’union de la gauche pour les municipales à Dijon intitulée « Dijon Change d’Ère » ! Retrouvez toutes les informations à propos de cette liste sur son site dédié : https://dijonchangedere.fr/

    Nos candidats :

    Tata OUARAG

    Louis BUFFET

    Alain LE DOUARON

    Frédéric RÉMOND

    Jean François NICHELE

  • N°259 – À Dijon, après le meeting avec Alexis Corbière

    C’est dans ce quartier populaire renommé de Dijon, salle Aubrac à la Fontaine d’Ouche, que nous avons tenu notre second meeting en présence d’Alexis Corbière le 26 février 2026. Le débat et les interventions n’ont pas pu échapper à la situation politique actuelle à la suite de la mort de Quentin Deranque, extrémiste identitaire. D’emblée, au PCF, à gauche, nous affirmons que rien ne justifie la mort. Nous menons une bataille des idées et combattons sur le terrain intellectuel contre l’idéologie nauséabonde d’extrême droite. À Dijon, on ne s’y trompe pas, les droites rivalisent de propos les plus extrémistes, séculaires et répressifs. Leurs programmes sont « juste » à l’opposé du nôtre. La liste « Dijon Change d’Ère », seule liste d’union à gauche, propose un programme écologique, progressiste et au plus près des habitant-e-s qui seront régulièrement amenés à donner leur avis sur les grandes orientations pour assainir notre ville, la rendre plus verte et mieux habitable.

    Alain Le Douaron, Alexis Corbière, Louis Buffet et Frédéric Rémond posent pour une photo après le meeting à Dijon le 26 février 2026.

    Comme nous ne sommes pas un cocon à part dans notre France, on regarde, on écoute, on s’inquiète sur ce qui se passe ailleurs, surtout à gauche.

    La France Insoumise a tenu un meeting à Lyon, en présence de Jean-Luc Mélenchon. Vous me direz, on est loin des municipales de Dijon. Et bien non, ces élections municipales sont éminemment politiques et ont une résonnance nationale. Jean-Luc Mélenchon est égal à lui-même : arrogant, provocateur, et pourtant il a fait salle comble. Beaucoup de jeunes se sont déplacés. Cette jeunesse montre que l’antifascisme est à gauche, que la solution ne réside pas en classant LFI à l’extrême gauche, comme le fait monsieur Nuñez qui protège les manifs d’extrême droite. La solution ne viendra jamais de ces gens du pouvoir actuel qui sont l’antichambre des extrêmes droites. Cette jeunesse, c’est nous, ce sont les forces de gauche, le mouvement ouvrier qui est le rempart contre le fascisme qui frappe aujourd’hui à la porte du pouvoir, à la porte des mairies. Cette jeunesse, c’est ce que nous sommes, c’est nous « les antifas ». Ce que je veux dire, ce que nous disons, ce qu’Alexis Corbière a dit ce jeudi 26 février à Fontaine d’Ouche, c’est que :

    Certes, nous sommes « face » à un Parti Socialiste qui « ménage la chèvre et le chou », ce n’est pas pour autant qu’il faut le rejeter en bloc. Certes, nous sommes face à une radicalité LFI sans commune mesure. LFI tombe trop facilement dans des pièges grossiers, Jean-Luc Mélenchon s’y prête. Certes, LFI veut « toute la part du gâteau », partout, que ce soit dans les municipalités, dans les départements, les régions et le national. LFI néglige, voire abaisse, ses alliés du Nouveau Front Populaire. Certes, LFI se fourvoie dans une radicalité inutile, voire dangereuse.

    C’est aussi, avec la force de la liste « Dijon Change d’Ère » que pourra se reconstruire l’unité dans la clarté, que nous gagnerons Dijon. Nous sommes les unitaires sans calomnier les autres. Nous aurons besoin de tous, de toutes les forces de gauche, écologistes et antifascistes. Être unitaire, c’est faire preuve d’une grande lucidité pour pouvoir l’emporter ; le chemin est ardu, parsemé d’embuches, de fossés, de ravins qui semblent infranchissables. Et pourtant, nous saurons bâtir les passerelles, les ponts, les viaducs indispensables pour reconstruire cette unité des gauches, de l’écologie et de l’antifascisme. Face aux dangers extrêmes de ces droites mélangées dans l’extrême, c’est le peuple de France, les travailleurs, qui sauront construire cette union. À nous de lui montrer l’exemple en mettant la gauche à la mairie de Dijon.

    Alain Le Douaron

  • N°258 – L’enjeu des élections municipales

    La dernière ligne droite est devant nous, les élections municipales du 15 et 22 mars approchent à grands pas. L’enjeu pour les communistes est capital, près de 2,3 millions de citoyens vivent en France dans 661 communes gérées par un maire communiste ou apparenté. En Côte-d’Or, 22 communistes sont présents sur des listes d’union de la gauche sur plusieurs communes de la Métropole dijonnaise (Dijon, Longvic, Chenôve, Quetigny) et celle de Beaune, ou sur des listes sans étiquette dans les communes rurales.
    Les candidats communistes réclament du « municipalisme communiste » dont l’un des fondements est de sortir du modèle capitaliste de la gestion municipale.

    Au cœur du communisme municipal se trouve un principe général : la mise en oeuvre de politiques publiques, souvent expérimentales et novatrices, pour le partage des biens communs, l’égalité et l’équité. Les mesures prises visent à faire de la commune un outil de transformation sociale capable de répondre concrètement aux besoins des habitants. Plusieurs principes fondamentaux sont requis : la justice sociale, la solidarité, la réappropriation collective des biens communs et la démocratie participative de proximité. Quand l’Etat se retire et assèche les finances municipales, les communes sont des lieux de résistance et les fers de lance d’offensives politiques sociales et écologiques. Philippe RIO, maire communiste de Grigny, en parle en ces termes : « Comme en 1871, les communes sont autant de sentinelles de l’intérêt général du peuple, au cas où l’Etat faillirait une fois de plus. »

    Frédéric Remond

    Front républicain, la grande bascule

    On ne peut que se réjouir de l’écho rencontré par la tribune « Affirmer notre antifascisme : le devoir du moment », publiée dans nos colonnes par 180 romanciers, historiens (dont l’ami Jean Vigreux à Dijon), philosophes et sociologues. Le sursaut auquel ils appellent est indispensable. Il est salutaire de dénoncer l’abjecte inversion des rôles qui veut faire de la gauche une menace pour la République et la démocratie.
    Cette manœuvre vise à achever la « dédiabolisation » de l’extrême droite alors que, dans son essence même, celle-ci n’a eu de cesse de vouloir détruire l’une et l’autre tout au long de son histoire, de l’affaire Dreyfus à la collaboration et à la guerre d’Algérie. Les menaces et les attaques du RN, de Reconquête, de leurs alliés et même de LR contre les libertés, les droits individuels et collectifs doivent être dénoncées et combattues.

    Mais ci nécessaire sursaut n’est pas suffisant. L’antifascisme, s’il veut être efficace, doit s’attaquer aux racines du mal. Le RN et l’extrême droite prospèrent sur les ravages du capitalisme. Une insécurité sociale croissante frappe les travailleurs et travailleuses, les privés d’emploi, les retraités et la jeunesse. Ils sont de plus en plus nombreux à connaître la précarité, les salaires et les pensions indignes et à voir leurs droits au logement, à la santé ou à l’éducation systématiquement bafoués.

    Ils subissent le mépris et la violence de classe du pouvoir qui, bien que plusieurs fois sanctionné dans les urnes, poursuit sa politique d’injustice sociale au profit de la bourgeoisie et des grandes multinationales. Conjugué à un système politique impuissant à satisfaire les besoins de la population, cela nourrit le désespoir, le repli sur soi et la perte de confiance dans la parole publique et les institutions qui font le lit de l’extrême droite.
    Parvenir à remobiliser les milieux populaires dans les urnes et dans la vie sociale est incontournable pour qui prétend faire reculer le RN. Cela implique de se doter d’un projet politique qui donne la priorité à l’emploi, aux salaires et aux pensions ainsi qu’au redressement des services publics.

    Pierre-Henri Lab

  • N°257 – Municipales 2026 à Dijon : Notre camarade Louis Buffet

    « Âgé de 23 ans, je suis entré au Parti communiste un an après les élections législatives de 2024. Je cherchais à m’engager après avoir étudié le programme du PCF et après avoir lu le Manifeste du Parti communiste par Marx et Engels j’ai rejoint le Parti.
    Plus tard, j’ai appris que mon arrière-grand-père, Louis Bonnerot, issu de la Saône et Loire et de la Nièvre et décédé en février 1985, dont je porte le prénom, était résistant FTP et se revendiquait communiste. J’effectue actuellement des recherches pour en apprendre plus sur lui, il est à mes yeux un héros.

    Je suis engagé pour les municipales à Dijon sur la liste « Dijon Change d’Ere » – j’y suis en 9ème position – car je souhaite que mon engagement militant prenne une tournure plus importante avec des actes concrets en politique.

    C’est aussi pour moi une histoire de famille, mon grand-père, militant de gauche pendant sa jeunesse, était adjoint à la mairie de son village pendant des années, et il est aujourd’hui tête de liste pour les municipales. Ma mère, elle aussi à gauche, m’a transmis toutes ces valeurs, et quand j’ai su qu’elle aussi était sur une liste dans sa petite ville de 4 000 habitants, j’ai eu envie de m’engager aussi.
    Ce qui m’a décidé, c’est le soutien que je reçois au quotidien de la part de mes camarades colistiers : Frédéric Remond, Tata Ouarag et Jean-François Nichele, ils sont pour moi un véritable moteur dans cette campagne, j’ai vraiment envie de bien faire les choses pour leur rendre honneur ainsi qu’au PCF 21. Je veux montrer à mon Parti combien je l’aime, mon engagement pourrait se résumer ainsi : « Prolétaires de tous les pays, unissons-nous ». »

    Louis Buffet

    À Lyon, la contagion fasciste

    « Allez-vous enfin suivre les démocraties qui ont classé ces organisations comme terroristes ? » On nage en plein trumpisme. Après la minute de silence observée hier à l’Assemblée nationale, en mémoire de Quentin Deranque, militant du groupuscule néofasciste Allobroges Bourgoin, mort des coups reçus en marge d’un rassemblement des fémonationalistes de Némésis contre une conférence de Rima Hassan (LFI) à Lyon, une députée RN a demandé le classement des mouvements antifascistes comme « terroristes », à l’instar de ce qu’a fait le président des États-Unis, après l’assassinat de Charlie Kirk. Un coup double visant à criminaliser l’opposition et à disposer d’un outil pour la museler.
    Après tout, ce n’est pas étonnant : le Rassemblement national a maintes fois prouvé l’inspiration qu’il puise auprès du locataire de la Maison Blanche, mais un cap est passé quand le ministre de la Justice ajoute, en réponse, une couche à l’amalgame et affirme dans la foulée espérer obtenir « tous les moyens juridiques pour agir », prenant plus tard l’exemple des Soulèvements de la terre, dont la dissolution a été retoquée.

    Après l’instrumentalisation visant à jeter l’opprobre sur la gauche et LFI en particulier, ce sont les libertés publiques qui sont visées. Ainsi de la demande faite par le gouvernement aux présidents d’université d’interdire les réunions publiques en cas de risques de trouble à l’ordre public. Les auteurs doivent être poursuivis et condamnés, la violence empêchée, mais la pente sur laquelle s’engage le camp présidentiel, à la suite du reste de la droite et de l’extrême droite, est décidément des plus dangereuses. Donald Trump nous montre à quel point.

    Julia Hamlaoui

  • N°255 – Municipales 2026 à Dijon, une campagne bien lancée

    Lundi soir, c’était la première réunion publique de la liste d’Union de la Gauche « Dijon change d’Ère », où sont les communistes ; comme le précisait notre jeune camarade Louis Buffet, candidat PCF sur la liste : « nous avons pu nous présenter et nous exprimer sur les mesures devant une salle comble ! Signe d’une envie de changement d’ère à Dijon. Quel plaisir de partager ces moments avec Michael Haberstrau, Marie Chaufour, Arnaud Guvenatam et tous les autres partenaires sur cette liste, ensemble nous arriverons à faire de grandes choses pour notre chère ville de Dijon ».

    Notre camarade Tata Ouarag – PCF – est aussi candidate sur la liste intitulée « Dijon Change d’Ère » menée par Michel Haberstrau avec d’autres copains comme Alain Le Douaron et Frédéric Rémond… Elle précise : « S’engager pour un plan de rénovation sur plusieurs années, c’est faire le choix d’un service public pensée dans la durée, non dans l’urgence. L’idée est simple : que les équipements sportifs, culturels et d’accueil restent accessibles, en bon état, et présents dans tous les quartier de Dijon.
    Pourquoi est-ce important ? Parce qu’une ville ne peut pas fonctionner dans l’urgence. Quand on laisse les équipements se dégrader, on finit par réparer dans la précipitation, ça coûte plus cher, et ce sont les habitants qui subissent les conséquences. Ces lieux sont essentiels à la vie quotidienne, surtout dans les quartiers populaires. On y pratique du sport, on s’y cultive, on s’y rencontre. Et on le sait : quand ils ferment ou se dégradent, ce sont toujours ceux qui en ont le plus besoin qui sont les premiers pénalisés ».

    « Anticiper, entretenir, rénover, ce n’est pas du luxe. C’est du bon sens, c’est une gestion responsable et c’est un choix politique. Investir dans les équipements publics, c’est défendre le service public, défendre l’égalité entre les quartiers et la solidarité. C’est pour tout ça que je me présente sur cette liste et par attachement au service public. » ajoutait-elle.

    « C’est pour toutes ces raisons que je me présente sur cette liste d’union de la gauche, par attachement au service public, à l’égalité entre les quartiers et à la solidarité ».

    Syndicalistes, pas voyous – J. Hamlaoui

    Non content d’exiger, comme avec le « CDI jeunes », toujours plus de casse sociale, le patronat s’en prend aussi à celles et ceux qui auraient l’outrecuidance de s’y opposer. La CGT dénombre ainsi dans ses rangs 1 000 syndicalistes réprimés sur le terrain disciplinaire ou judiciaire. Jusqu’à sa secrétaire générale Sophie Binet poursuivie pour avoir parlé de « rats (qui) quittent le navire » à propos de la désindustrialisation. Si les situations auxquelles doivent faire face les militant.e.s concerné.e.s confinent parfois à l’absurde, le message se veut clair et dissuasif : fermez-la et trimez en silence.
    L’arsenal anti-grève et mobilisation ne s’arrête d’ailleurs pas là. À chaque mouvement social le gouvernement, la droite, l’extrême droite et le Medef déblatèrent de concert contre les « bloqueurs » et autres « gréviculteurs » repeignant en égoïstes patentés celles et ceux qui se battent pour que cessent de primer les intérêts des gros poissons. Le monde à l’envers – une fois de plus – pour mieux vendre leur soupe liberticide faite « d’encadrement » du droit de grève et de déploiement de la répression dans toutes ses dimensions, du nassage dans la rue à la sanction dans l’entreprise en passant par la procédure bâillon.
    Aux côtés de nombreuses organisations et personnalités, la CGT lance ce soir avec un meeting à Montreuil une campagne pour les libertés syndicales… Une initiative salutaire pour nos libertés à toutes et tous alors qu’il y a peu des ONG, dont la FIDH et la LDH, dénonçaient, dans un rapport fruit de 10 mois d’enquête, la pente « illibérale » sur laquelle la France est engagée, liste des atteintes « systémiques » aux libertés associatives et de manifester à l’appui.