Lors d’un conseil municipal à Chenôve, un élu de droite, dans l’opposition, a pris à partie une élue communiste lui demandant « de quitter le parti », prétendant que le communisme avait fait « des millions de morts ». Cet incident rejoint l’attaque en règle subit par notre page Facebook suite à la contre-manifestation de Nuits-Saint-Georges et la venue du député RN Chenu. Nous insultant, répétant le nombre absurde de 100 millions de morts du communisme. Cette réthorique outrancière sature déjà l’espace numérique sous la plume des trolls d’extrême droite.

Mais d’où vient ce chiffre ? L’imposture du livre noir du communisme.
L’ouvrage, qu’on peut à peine nommer un livre, a été dirigé par Stéphane Courtois. Contesté dès sa parution par l’ensemble de la communauté historienne, l’ouvrage a rapidemment été abandonné par ses co-auteurs : Nicolas Werth et Jean-Louis Margolin, qui se sont publiquement désolidarisés de Courtois dans Le Monde en sa parution du 14 novembre 1997. L’ouverture des archives soviétiques au début des années 90 a permis d’établir des données documentées. Les travaux de Werth estiment le bilan de la période stalinienne (de 1929 à 1953) entre 10 et 12 millions de morts, en incluant la terrible famine de 1931 à 1933 et les exécutions politiques, considérées au nombre de 782 000.
Ce bilan effroyable n’a ni besoin d’être flasifié, ni dénié, ni multiplié par dix. Les communistes reconnaissent ces victimes et dénoncent l’horreur du régime de Staline, mais ce nombre ne suffit pas aux desseins à la droite, qui fonde ses mensonges, pourtant démentis par les chercheurs et historiens, sur trois pilliers :
Le refus de comparaison au nazisme : alors que, comme le démontre Ian Kershaw, l’idéologie nazie repose sur l’extermination raciale biologique, les régimes criminels se réclamant du communisme fondent la leur sur des années de guerres civiles brutales et le totalitarisme de l’État.

« Le Fascisme attaque »
« Écrasons la vermine par une contre – attaque du prolétariat »
La fausse expertise de Stéphane Courtois : pourtant renommé dans les sphères de droite, Courtois est contredit et considéré comme un anti-communiste par ses pairs, Peter Kenez qualifiait son ouvrage de tel, et des éditeurs prestigieux comme Harvard University Press ont amendé ou retiré leurs éditions du livre face aux erreurs factuelles.
La différence de traitement : si la méthode appliquée dans le livre noir du communisme était utilisée pour compter les victimes du capitalisme, alors le nombre exploserait. En attribuant tous les décès évitables dans un système à son idéologie, alors les inégalités de l’Inde capitaliste surpasseraient largement la mortalité de la Chine communiste au XXème siècle, comme le prouve le prix Nobel d’économie Amartya Sen.
Quel objectif se cache derrière cette attaque ? La volonté, comme toujours, de la bourgeoisie à criminaliser l’alternative, à rendre le capitalisme, sous tous ses crimes et toutes ses horreurs, la seule option, car c’est uniquement en retirant le choix du communisme que le capitalisme peut gagner l’acquiescement du peuple.

73 ans après sa mort, la droite agite toujours le spectre de Staline, c’est seulement ainsi qu’elle arrive, avec l’extrême droite à ses côtés, à maintenir un système politique injuste et à bout de souffle. Malgré toutes les attaques, nous les communistes continueront à lutter pour les droits des travailleurs, car sans eux le monde n’est rien, mais sans la bourgeoisie le monde avance encore.
Déclaration du groupe communiste et apparentée de Chenôve lors du conseil municipal du 29 juin 2026 sur la convention pour l’organisation d’un achat groupé d’énergie
Le groupe communiste est conscient que le pouvoir d’achat est mis en cause par l’inflation et par des revenus insuffisants, c’est d’ailleurs un engagement de notre programme, « prendre soin de votre pouvoir d’achat ».
Le pouvoir d’achat est attaqué par la hausse des prix et le blocage des salaires et des retraites. Le prix des carburants, de l’électricité et du gaz sont des postes importants pour des familles aux bas revenus, SMIC et salaires moyens. Quand 28% des habitant.e.s de Chenôve vivent en-dessous du seuil de pauvreté, les communes doivent pallier aux défaillances de l’État. Particulièrement contre la précarité énergétique de nos compatriotes chenevelier.e.s en leur permettant de gagner un peu plus de pouvoir d’achat.
Pour le Parti Communiste Français nous proposons :
De débloquer les prix de l’énergie.
De mettre de la transparence sur les marges. Total Energie a encore réalisé 1 milliard de bénéfices rien qu’en mars, et par ailleurs le PCF s’est prononcé en faveur de sa nationalisation.
De baisser la TVA sur l’énergie.
Christine Truchot-Dessolle













