Le 40e congrès est lancé, notre Parti a besoin de l’intelligence collective de ses militantes et militants, de leurs expériences de lutte, de leurs analyses et de leurs propositions. Faisons du 40e congrès une réunion utile, vivante et offensive, à la hauteur des exigences de notre temps.
La direction communiste a initié, samedi 10 janvier 2026, les travaux du 40e congrès. L’objectif est de définir un projet de très long terme, pour les « quinze ou vingt prochaines années », afin de rendre lisible son ambition. La date et le lieu sont inscrits dans les agendas : ce sera à Lille (Nord), du 4 au 6 juillet, que se tiendra le 40e congrès du PCF. Le conseil national du parti a lancé les travaux en vue de l’événement.
L’objectif, affiche le secrétaire national Fabien Roussel, est de « rendre lisible par le peuple tout entier notre ambition pour la France et la République », à savoir, pour les « quinze, vingt prochaines années », bâtir « l’union du peuple de France » par la « conquête d’une majorité populaire, la conquête du pouvoir par les luttes, par une remontée de notre influence ». Face au risque de voir l’extrême droite l’emporter, « nous devons revendiquer fièrement et clairement le rôle de notre parti : celui de conquérir le pouvoir pour reconstruire la France, pour la République, pour sortir du capitalisme et s’engager vers une société démocratique en mettant l’être humain et la planète au cœur de ses priorités, vers le communisme », a-t-il déclaré. L’ordre du jour du congrès doit être le « retour à la résistance et au rassemblement large du peuple face à l’extrême droite ». Mais, « en ne sacrifiant rien aux enjeux de court terme, nous devons proposer aux communistes un objectif de plus long terme, avec des étapes, qui devra se décliner à chaque moment, se mesurer à chaque élection ».
Le bilan de la période écoulée tout d’abord : si, depuis le 38e congrès, en 2018, « on a gagné la bataille contre l’effacement du parti, il faut gagner la bataille contre l’effacement des idées du parti », relève l’économiste Denis Durand. Évelyne Ternant, de la fédération du Doubs, réclame que soient examinées « quelles sont les prises de position qui ont fracturé le parti et qui doivent être mises en débat ». […] L’ambition à quinze ans se traduit dans un projet qui sera élaboré par la commission de rédaction du texte. En cas de désaccord, des textes alternatifs pourraient aussi être présentés au vote des adhérents en juin. À l’occasion de leur 40e congrès, les communistes y plancheront aussi sur la notion de socialisme, disparue dans les années 2000 pour se démarquer de l’expérience soviétique, mais que certains, dans le parti, veulent réinvestir. « On parle de processus révolutionnaire, de changement de société sans nommer vers quoi on veut aller. Nous avons besoin de verbaliser les étapes pour aller vers le communisme. […] Cela participe à la clarification d’un projet de rupture », explique Fabien Roussel.
Iran, le feu de la révolte
Les mollahs au pouvoir en Iran sont décidés à s’y accrocher. Après avoir affiché quelques mesures contre la misère qui étrangle les habitants, a fortiori les 40% de ceux qui vivent sous le seuil de pauvreté, pour tenter de contenir la protestation, le président Massoud Pezeshkian et l’ayatollah Ali Khamenei déchaînent une répression meurtrière contre les manifestants dont le nombre et l’ampleur des revendications n’ont cessé de grossir depuis le 28 décembre. Au moins 600 morts – et peut-être des milliers -, 10 000 arrestations, black-out sur les communications et internet, contre-manifestation de soutien du régime… par tous les moyens, celui-ci tente de resserrer sa poigne de fer sur le pays. Mais « aujourd’hui, les gens n’ont rien à perdre », estime la spécialiste Somayeh Rostampour, laissant ouvert l’avenir de ce mouvement inédit malgré le bain de sang qui se joue à huis clos.
Certains tentent d’en tirer profit, à l’instar du fils du Shah, Mohammad Reza Pahlavi, qui n’a jamais eu un mot contre la féroce dictature de son père. Mais s’il est présenté par nombre de puissances occidentales comme l’alternative, il est très loin de faire l’unanimité dans son propre pays où, par ailleurs, les dirigeants progressistes ont été décimés. Il n’est en tout cas pas avare en offres de service notamment à l’intention d’un Donald Trump décidé de s’en mêler, entre option envisagée d’une intervention militaire et nouveaux droits de douane annoncés hier. Face à ces prétentions, c’est bien sur tous les fronts que se jouera le combat du peuple iranien, et sur tous les fronts que la solidarité est indispensable.
Agenda
Samedi 17 janvier 2026 :
Le collectif Paix 21 appelle comme chaque samedi à un rassemblement Place Darcy à 15h00, en soutien de la lutte juste du peuple palestinien pour sa liberté.
Vendredi 23 janvier 2026:
Le comité France-Cuba 21 organisera un rassemblement de 10h30 à 12h00, vers le Bareuzai à Dijon, en soutien à Cuba.
Jeudi 29 janvier 2026 :
Le Mouvement de la Paix en Côte-d’Or organise une table ronde à la Bourse du Travail à Dijon (rue du Transvaal)sur « Quel avenir pour la Palestine ? » avec Raphaël Porteilla et Pierre Barbancey, grand reporter du journal l’Humanité.

