Auteur/autrice : PCF 21

  • Distribution de tracts sur le plan climat Empreinte 2050

    Distribution de tracts sur le plan climat Empreinte 2050

    La fédération de Côte-d’Or a distribué des tracts ce Samedi 1er août 2026 sur le marché des halles de Dijon. Présents en nombre, les camarades ont rencontré de nombreux passants curieux de lire les propositions du Parti sur le climat, et les objectifs à tenir pour 2050.

    En cette saison de fortes chaleurs, le PCF choisit de ne pas rester défaitiste et, au lieu de jeter la responsabilité climatique sur les travailleurs les plus précaires, une facilité reprise par les partis capitalistes, le Parti démontre l’aspect collectif de l’enjeu climatique, qui ne peut être affronté qu’avec une solution collective. Et alors que les travailleurs affrontent chaque jour des températures plus catastrophiques, beaucoup se sont réjouis de voir un parti politique venir à leur rencontre sur un tel enjeu, quand tant d’autres sont obnubilés par les futures élections.

    Visualisez et téléchargez le tract ci-dessous :

  • Bilan du 40ème Congrès du Parti Communiste Français

    Bilan du 40ème Congrès du Parti Communiste Français

    Le 40ème Congrès du PCF s’est conclu dimanche dernier. Belle preuve d’une démocratie fondamentalement au coeur de notre Parti, revenons sur ses temps forts.

    3 de nos 5 camarades délégués, de gauche à droite : Tata Ouarag, Louis Buffet et Frédéric Rémond.

    Le Congrès s’est ouvert sur le discours introductif de notre secrétaire national. Un peu plus de 100 ans jour pour jour après le cinquième congrès du PCF, et dans la même ville de Lille, Fabien Roussel faisait le point sur la situation nationale et internationale :

    Le secrétaire national a rappellé l’importance de la démocratie comme mode décisionnel dans notre Parti, dans un contexte où tant d’autres cèdent à la facilité d’un « chef qui décide de tout ». Tout en se refusant à un système de tendances, proie à la désunion et aux tensions internes, le Parti accepte la présence de textes alternatifs, qui permettent, l’instant d’un vote, de donner tout pouvoir aux camarades lors de l’élection de la base commune. Fabien Roussel a rappelé la nécessité de protéger la libre parole au sein du congrès, il faut s’écouter et avancer ensemble.

    Le communisme municipal a été mis à l’honneur. Un bilan des municipales a été dressé, et malgré la progression de l’extrême droite, le Parti a arraché de belles victoires, quand bien même certaines formations politiques ont choisi la division. Fabien Roussel a rappelé le soutien du PCF envers le peuple Palestinien et le peuple Cubain.

    En toute somme, le secrétaire national se trouve optimiste face à la redynamisation du Parti Communiste Français, tant bien dans les urnes qu’au niveau des adhésions. Il a souhaité un bon congrès à tous les camarades délégués.

    Le congrès a été l’occasion pour le Président de la République de Cuba, Miguel Díaz-Canel, de s’adresser aux communistes français :

    Remerciant chaleureusement les camarades du Parti Communiste Français, le Président de la République de Cuba a rappelé l’importance des actions de soutien envers son pays et son peuple : chaque manifestation, chaque campagne, chaque conteneur envoyé à Cuba permet de réaffirmer l’attachement des Français à la solidarité internationale et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, quand les États-Unis d’Amérique imposent toujours un blocus économique et humanitaire au pays, qu’ils considèrent comme un danger à leur sécurité nationale, eux, une puissance nucléaire dont le budget de l’armée dépasse la plupart des budgets attribués à la défense dans le reste du monde, combinés.

    Place à la jeunesse ! S’est ensuite tenu le discours du secrétaire général du Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF), Bastien Bonnargent :

    Entouré par ses camarades, le secrétaire général a rejeté l’idée d’une fracture générationnelle, dans laquelle la jeunesse formerait un groupe homogène face à une génération plus âgée et installée. À la place, Bastien Bonnargent a insisté sur la présence d’une rupture de classes, où les étudiants, travailleurs fragilisés auxquels les options sont limitées, se voient imposer des travaux mal payés, pas du tout cohérents avec leurs compétences et mal considérés. Ce fut par exemple le cas d’un jeune homme de 19 ans mort alors qu’il travaillait sur un toit par temps de canicule. Alors que beaucoup de jeunes sont appelés à travailler jusqu’à minuit en semaine après les cours pour pouvoir vivre, ils s’intéressent massivement aux enjeux sociaux, économiques et particulièrement écologiques. Le secrétaire général a averti sur le danger du Rassemblement National, qui cherche à grandir l’apathie chez les jeunes pour obtenir leur vote.

    Les élus communistes ont aussi eu la parole :

    Stéphane Peu et Cécile Cukierman ont respectivement parlé des avancées mises en place par les députés et les sénateurs communistes, revenant sur des grands objectifs comme l’abrogation de la réforme des retraites, la nationalisation de certaines entreprises françaises, la question des retraites agricoles, la réduction des inégalités en Outre-Mer et la suppression des aides inconditionnées aux entreprises.

    Fabien Roussel a signé la fin du congrès par un discours de clôture Dimanche :

    Le secrétaire national s’est estimé satisfait des décisions prises durant cette fin de semaine et a salué le travail des camarades délégués présents, certaines journées de délibération ayant duré plus de douze heures. Pour finir son discours, il a rappelé que le premier mouvement politique en France, c’est l’abstention. Il a appelé les communistes à ne pas oublier ces travailleuses et travailleurs qui ne sont pas encore conquis à la cause mais qui souffrent tout de même des effets du capitalisme. Le congrès s’est terminé sur la levée des drapeaux rouges à travers toute la salle, et sous les applaudissement des camarades, fiers du travail accompli.

    Nos camarades délégués de Côte-d’Or ont elles et eux aussi bien travaillé, et nous espérons les retrouver de pleine forme, car la lutte de terrain ne cesse jamais !

    2 des 5 camarades délégués de la fédération PCF de Côte-d’Or, de gauche à droite : Antoine Fremann et Marlène Eisenbarth.

  • Congrès du PCF – Nos camarades à Lille

    Congrès du PCF – Nos camarades à Lille

    Aujourd’hui s’est ouvert le 40ème congrès du Parti Communiste Français. Cet événement, une démonstration de la démocratie de notre Parti, a rassemblé les communistes délégués par les fédérations PCF de toute la France, dont nos camarades. Un prestigieux travail est devant eux : il faut décider la voie qu’empruntera le Parti pour les années à venir.

    Nos camarades, de gauche à droite : Louis Buffet, responsable de la JC 21 ; Antoine Fremann, conseiller municipal de Longvic et secrétaire de la section Yvon Holin ; Frédéric Rémond, co-secrétaire départemental de la fédération de Côte-d’Or ; Tata Ouarag et Marlène Eisenbarth.

    La journée a été l’occasion pour nos camarades de rencontrer des communistes de toute la France, dont des figures du Parti et du mouvement des Jeunes Communistes de France, ci-dessous quelques photos :

  • N°266 – L’affabulation des « 100 millions de morts » du communisme !

    N°266 – L’affabulation des « 100 millions de morts » du communisme !

    Lors d’un conseil municipal à Chenôve, un élu de droite, dans l’opposition, a pris à partie une élue communiste lui demandant « de quitter le parti », prétendant que le communisme avait fait « des millions de morts ». Cet incident rejoint l’attaque en règle subit par notre page Facebook suite à la contre-manifestation de Nuits-Saint-Georges et la venue du député RN Chenu. Nous insultant, répétant le nombre absurde de 100 millions de morts du communisme. Cette réthorique outrancière sature déjà l’espace numérique sous la plume des trolls d’extrême droite.

    Mais d’où vient ce chiffre ? L’imposture du livre noir du communisme.

    L’ouvrage, qu’on peut à peine nommer un livre, a été dirigé par Stéphane Courtois. Contesté dès sa parution par l’ensemble de la communauté historienne, l’ouvrage a rapidemment été abandonné par ses co-auteurs : Nicolas Werth et Jean-Louis Margolin, qui se sont publiquement désolidarisés de Courtois dans Le Monde en sa parution du 14 novembre 1997. L’ouverture des archives soviétiques au début des années 90 a permis d’établir des données documentées. Les travaux de Werth estiment le bilan de la période stalinienne (de 1929 à 1953) entre 10 et 12 millions de morts, en incluant la terrible famine de 1931 à 1933 et les exécutions politiques, considérées au nombre de 782 000.

    Ce bilan effroyable n’a ni besoin d’être flasifié, ni dénié, ni multiplié par dix. Les communistes reconnaissent ces victimes et dénoncent l’horreur du régime de Staline, mais ce nombre ne suffit pas aux desseins à la droite, qui fonde ses mensonges, pourtant démentis par les chercheurs et historiens, sur trois pilliers :

    Le refus de comparaison au nazisme : alors que, comme le démontre Ian Kershaw, l’idéologie nazie repose sur l’extermination raciale biologique, les régimes criminels se réclamant du communisme fondent la leur sur des années de guerres civiles brutales et le totalitarisme de l’État.

    « Le Fascisme attaque »


    « Écrasons la vermine par une contre – attaque du prolétariat »

    La fausse expertise de Stéphane Courtois : pourtant renommé dans les sphères de droite, Courtois est contredit et considéré comme un anti-communiste par ses pairs, Peter Kenez qualifiait son ouvrage de tel, et des éditeurs prestigieux comme Harvard University Press ont amendé ou retiré leurs éditions du livre face aux erreurs factuelles.

    La différence de traitement : si la méthode appliquée dans le livre noir du communisme était utilisée pour compter les victimes du capitalisme, alors le nombre exploserait. En attribuant tous les décès évitables dans un système à son idéologie, alors les inégalités de l’Inde capitaliste surpasseraient largement la mortalité de la Chine communiste au XXème siècle, comme le prouve le prix Nobel d’économie Amartya Sen.

    Quel objectif se cache derrière cette attaque ? La volonté, comme toujours, de la bourgeoisie à criminaliser l’alternative, à rendre le capitalisme, sous tous ses crimes et toutes ses horreurs, la seule option, car c’est uniquement en retirant le choix du communisme que le capitalisme peut gagner l’acquiescement du peuple.

    73 ans après sa mort, la droite agite toujours le spectre de Staline, c’est seulement ainsi qu’elle arrive, avec l’extrême droite à ses côtés, à maintenir un système politique injuste et à bout de souffle. Malgré toutes les attaques, nous les communistes continueront à lutter pour les droits des travailleurs, car sans eux le monde n’est rien, mais sans la bourgeoisie le monde avance encore.

    Déclaration du groupe communiste et apparentée de Chenôve lors du conseil municipal du 29 juin 2026 sur la convention pour l’organisation d’un achat groupé d’énergie

    Le groupe communiste est conscient que le pouvoir d’achat est mis en cause par l’inflation et par des revenus insuffisants, c’est d’ailleurs un engagement de notre programme, « prendre soin de votre pouvoir d’achat ».

    Le pouvoir d’achat est attaqué par la hausse des prix et le blocage des salaires et des retraites. Le prix des carburants, de l’électricité et du gaz sont des postes importants pour des familles aux bas revenus, SMIC et salaires moyens. Quand 28% des habitant.e.s de Chenôve vivent en-dessous du seuil de pauvreté, les communes doivent pallier aux défaillances de l’État. Particulièrement contre la précarité énergétique de nos compatriotes chenevelier.e.s en leur permettant de gagner un peu plus de pouvoir d’achat.

    Pour le Parti Communiste Français nous proposons :

    De débloquer les prix de l’énergie.

    De mettre de la transparence sur les marges. Total Energie a encore réalisé 1 milliard de bénéfices rien qu’en mars, et par ailleurs le PCF s’est prononcé en faveur de sa nationalisation.

    De baisser la TVA sur l’énergie.

    Christine Truchot-Dessolle

  • Élection des camarades délégués pour le congrès de Lille

    Élection des camarades délégués pour le congrès de Lille

    Le 40ème congrès du Parti Communiste Français aura lieu les 3, 4 et 5 juillet. À cette occasion, les fédérations élisent des camarades pour les représenter devant notre composition nationale. Le congrès a pour objectif de définir la ligne du PCF pour les années à venir, un procédé démocratique reposant sur la base militante du Parti.

    La fédération PCF de Côte-d’Or a élu cinq camarades délégués :

    Tata Ouarag

    Frédéric Rémond
    Co-secrétaire départemental

    Marlène Eisenbarth

    Antoine Fremann
    Conseiller municipal de Longvic
    Secrétaire de section

    Louis Buffet
    Responsable JC 21

    Souhaitons-leur un agréable congrès plein de la ferveur communiste qui anime notre fédération !

  • N°265 – L’imposture du rassemblement national à Nuit-Saint-Georges et ailleurs

    N°265 – L’imposture du rassemblement national à Nuit-Saint-Georges et ailleurs

    Partout comme à Nuits-Saint-Georges contre la venue de Sébastien Chenu, dans la circonscription du RN René Lioret, le vendredi 19 juin, une centaine de militants de gauche avec les communistes, les associatifs et les syndicalistes de la CGT se sont rassemblés pour établir un rapport de force et manifester. Ce n’est pas banal, il ne faut pas laisser et abandonner le terrain aux idées d’extrême droite. Impertubables, nous continuons notre combat de classe révolutionnaire.

    La stratégie de l’extrême droite, en France, en Europe, aux États-Unis et en Amérique du sud, repose sur deux piliers fondamentaux :

    D’une part, l’exploitation des crises économiques, sociales, sanitaires et même climatiques, en dévoyant la colère, la peur et les frustrations en direction de boucs émissaires.

    D’autre part, la construction d’un récit nationaliste et identitaire résumé par le concept de « préférence nationale » qui repose sur une conception éthnique de la nation.

    Le rassemblement national travaille un tryptique : fermeté, justice, protection avec un État fort, autoritaire, censé protéger face aux désordres du monde. Le RN forme une entreprise de banalisation de ses idées, et de quête de respectabilité qui porte ses fruits. Face à cela, il s’agit d’engager une riposte sur tous ces aspects.

    Le combat contre le RN ne doit pas se limiter à une stratégie défensive. L’extrême droite cherche à imposer ses propres sujets, en particulier des valeurs abstraites, pour paraitre comme le seul camp capable d’apporter des réponses (aussi mauvaises soient-elles), le reste de la discussion politique étant étouffée ou même censurée, comme ce fut le cas à Castres, où le spectacle Passeport a été interdit. Partout où s’installe le RN, l’opposition est ciblée et l’austérité apparait : à Carpentras, le maire RN a supprimé les subventions au planning familial et à Carcassonne, la CGT s’est vue retirer ses locaux.

    La stratégie du rassemblement national repose sur l’oppression des partis de gauche pour ne proposer plus qu’une seule option à la classe populaire : celle qui met en bouc émissaire l’immigration, qui abandonne à l’austérité les travailleurs tout en réclamant plus de protection pour les riches.

    Ne l’oublions pas, le Parti Communiste Français a toujours été du côté des travailleurs, apportant des solutions simples et efficaces pour permettre à tous de vivre décemment.

    Bienvenue au collectif féministe du PCF 21 !

    Le 20 juin, 9 camarades dont 5 femmes et 4 hommes, se sont réuni.e.s au siège de la fédération pour fonder le collectif féministe PCF 21. Les camarades se sont fixé.e.s pour objectif de faire vivre ce collectif mixte en travaillant ensemble à faire progresser l’égalité, lutter contre les discriminations et contribuer à construire un environnement plus juste et plus inclusif.

    Après un tour de table des présentations et attentes, les camarades ont travaillé sur leur première action : une charte pour l’égalité. Ce texte d’engagement fondé sur la parité, le respect, l’écoute et la soro-fraternité sera un engagement fort pour les communistes de Côte-d’Or et une réaffirmation de leur attachement aux valeurs féministes. La charte sera présentée au congrès départemental qui aura lieu à l’automne 2026.

    D’autres actions ont d’ores et déjà été envisagées : des communications régulières à l’ensemble des camarades de la fédération, des événements d’échange et de réflexion sur l’égalité femmes-hommes et l’inclusivité, ainsi que des moments de sensibilisation. Le collectif se réunira le vendredi 31 juillet à 18h au siège de la fédération, vous êtes les bienvenu.e.s !

    Bien soro-fraternellement,
    Le collectif féministe PCF 21

  • 1er Mai – 2 500 Dijonnais disent non à la disparition de nos droits fondamentaux

    1er Mai – 2 500 Dijonnais disent non à la disparition de nos droits fondamentaux

    Il est désormais monnaie courante, chaque année à l’approche du 1er Mai, de voir une partie des composantes de l’Assemblée nationale se rassembler, centre, droite et extrême droite, pour tenter de défaire la journée internationale des droits des travailleurs. Cette année encore, malgré la majorité libéralo/capitaliste siégeant au Parlement, le texte qui visait à tuer cette journée n’a pu être voté à temps, menant le gouvernement et plusieurs politiciens à appeller les inspecteurs du travail à ne pas sanctionner les commerces qui seraient ouverts illégalement.

    Cette année, c’est encore des milliers de travailleuses et travailleurs qui manifestaient partout en France pour la défense des acquis sociaux et contre les projets funestes du gouvernement.

    Les communistes étaient présents lors du défilé, apportant leur soutien indéfaillible aux travailleurs du monde entier.

    À Dijon, c’est près de 2 500 travailleurs qui ont choisi de venir au rassemblement du 1er Mai à l’appel du Parti Communiste Français et des syndicats. Défilant en nombre, les travailleurs rappellaient par des slogans leurs revendications : le maintien du 1er Mai comme un jour non-travaillé pour tous les salariés, la retraite à 60 ans, l’augmentation des salaires et la paix pour tous, en particulier en Palestine.

    Le PCF, présent massivement ce 1er Mai, apporte son soutien aux syndicats, organisations primordiales pour la défense des droits des travailleurs.

    La date était importante : alors que les grandes entreprises enregistrent des profits records sans discontinuer, les salaires stagnent, les prix augmentent et les travailleurs se retrouvent à vivre avec moins, alors qu’ils produisent plus. La logique capitaliste est bien identifiée : en considérant les salariés comme des variables d’ajustement les patrons et actionnaires s’enrichissent en tentant de dresser les travailleurs les uns contre les autres pour les détourner de la vraie lutte. Petit à petit, des arguments falacieux sont construits, comme la mise en cause du 1er Mai « chômé » donc responsable de la disette des travailleurs et salariés. 

    C’est la raison pour laquelle les travailleurs étaient présents en nombre, non seulement pour défendre un acquis, mais aussi pour rejeter en bloc la logique perfide de ceux qui s’enrichissent éhontément sur le dos des salariés à qui ils ne restent que des miettes.

    Le PCF soutient l’Humanité dans sa lutte pour un journalisme libre, et à ce titre le PCF 21 était présent à Dijon pour distribuer le journal dans son édition du 1er Mai.

    Le PCF 21 a répondu présent ce 1er Mai, rassemblant massivement nos adhérents et sympathisants pour faire voler nos drapeaux et faire parler nos idées. Le Parti Communiste Français est l’organisation politique des travailleurs et de l’ensemble des salariés, il lutte avec eux, pour proposer une société dégraissée du mercantilisme et du capitalisme qui les menace.

    Vous aussi, luttez pour les droits des travailleurs à vivre décemment, rejoignez le PCF.

  • N°264 – De nouveaux pouvoirs pour les travailleurs !

    N°264 – De nouveaux pouvoirs pour les travailleurs !

    Oui, il faut lutter pour de nouveaux droits pour les travailleurs, cela reste une question de dignité, de pouvoir, d’avenir. Le 1er Mai 2026 à Dijon, le rendez-vous est donné Place du Peuple (Wilson) à 10h00, pour cette journée internationale de lutte des travailleurs.

    La tentative du gouvernement de remettre en cause le caractère chômé du 1er Mai, notamment pour les commerces, n’était pas anodine. Elle dit une chose simple : jusqu’aux conquêtes les plus symboliques du monde du travail peuvent être remises en cause. Dans ce contexte, rester dans la seule résistance ne suffit pas. Car l’impasse est là. Économique, sociale, politique. Les logiques du capitalisme financiarisé, tournées vers la rentabilité immédiate, désorganisent la production, dégradent le travail et vident la démocratie de son contenu. Cependant cette crise révèle aussi des contradictions qui ouvrent des possibles.

    Ces contradictions se vivent concrètement dans les luttes. Chez Thalès, à Mérignac, des ingénieurs, des techniciens et des ouvriers se sont retrouvés en grève, débattant ensemble des salaires mais aussi des choix de gestion du groupe. Très vite, la question dépasse la revendication immédiate : pourquoi ces choix ? au service de qui ? qui décide ?
    Dans le conflit, des frontières tombent, une conscience commune émerge, et avec elle l’idée que les salariés doivent pouvoir intervenir sur les décisions. À Vencorex, c’est la même logique : derrière la défense de l’emploi et de l’outil industriel, surgit la question de la maîtrise collective des choix industriels. Peut-on laisser des décisions aussi structurantes aux seuls actionnaires ? Là encore, la bataille pose, parfois sans le dire d’emblée, la question du pouvoir.

    Dans les services publics, notamment le ferroviaire, les tensions sont tout aussi fortes. Suppression de lignes, dégradation du service, ouverture à la concurrence, logique de rentabilité : les cheminots comme les usagers font l’expérience d’un système qui décide loin d’eux. Et pourtant, dans les mobilisations, des propositions émergent : autre organisation du service, priorité donnée aux besoins des populations, exigence de continuité territoriale. La question démocratique, là aussi, monte très vite face aux choix de gestion. Car c’est bien là le point clé : la démocratie n’est pas toujours le point de départ des luttes, mais elle en devient très rapidement un enjeu central. Dès lors que les salariés se heurtent à des décisions incompréhensibles ou injustes, la question du pouvoir surgit.

    Parler de nouveaux pouvoirs, c’est prendre au sérieux cette dynamique. Ce n’est pas ajouter un supplément de démocratie, mais transformer en profondeur qui décide et selon quels critères. Aujourd’hui, les choix essentiels sont guidés par la rentabilité financière. Demain, ils doivent être orientés par l’utilité sociale, les besoins humains et les impératifs écologiques. Passer de la résistance à la conquête, c’est donc franchir un cap. Défendre l’existant ne suffit plus face à un système qui détruit. Il faut construire une alternative concrète, en partant de ce qui s’invente déjà dans les conflits sociaux.

    À l’approche du 1er Mai, l’enjeu est clair : faire de chaque lutte un point d’appui pour avancer vers une démocratie réelle, dans l’entreprise et l’économie. Là où aujourd’hui tout se décide sans les salariés, il s’agit d’imposer leur intervention. Il s’agit d’un chemin essentiel pour la transformation, afin que le travail devienne un lieu de dignité, de pouvoir et d’avenir. C’est au cœur des luttes, sans doute faut-il le mettre au cœur des échéances électorales à venir.

    La Fête de l’Humanité 2026, c’est parti !

    Nous avons bien reçu les bons de soutien pour la Fête de l’Humanité à la Fédération du PCF de Côte-d’Or (21). La Fête se déroulera les 11, 12 et 13 septembre 2026, sur la Base 217 du Plessis-Pâté et de Brétigny-sur-Orge (91). Les bons de soutien, vendus en vente militante, ou à la Fédération de Côte-d’Or (1 rue Jean Monnet à Chenôve, tél 03 80 53 11 35) sont vendus au prix de 45€.

    Ils donnent accès aux 3 jours de la Fête tout en soutenant le journal l’Humanité, et en bonus, sur les bons de soutien, le focus sur une personnalité du Front Populaire : Jean Zay, Maurice Thorez, Marcel Cachin, Léon Blum, Irène Joliot-Curie, Cécile Brunschvicg, Suzanne Lacore, Léo Lagrange ou encore Martha Desrumaux

    La première édition de la Fête de l’Humanité a eu lieu le 7 septembre 1930 à Bezons. En 2025, sa 90e édition, du 12 au 14 septembre, avait réuni plus de 610 000 visiteurs sur les trois jours, un grand succès.

  • N°263 – Municipales : « Merci aux militantes et militants du PCF »

    Je voulais tout simplement vous dire quelques mots d’introduction pour saluer et remercier, en notre nom à tous, l’ensemble des militantes et des militants du Parti communiste français qui, depuis des mois, ont mené une bataille politique formidable sur le terrain, au plus près des habitants, pour présenter des projets, convaincre et argumenter. C’est leur mobilisation, partout sur le territoire, dans toutes les fédérations, dans nos petits villages comme dans nos grandes villes, qui a permis de donner de la force et de l’énergie à nos campagnes municipales. Et c’est aussi grâce à eux, grâce à elles, que les listes de large rassemblement ont pu gagner dans toute la France.
    Bien sûr, nous avons subi quelques revers difficiles à avaler. Mais partout, nos camarades se sont battus avec sincérité et honnêteté pour défendre des programmes au service des habitants, de l’être humain, du pouvoir d’achat, des services publics et du climat, au service des belles valeurs de la République.

    Je vous propose que, tous ensemble, nous les remercions et que nous applaudissions chaleureusement et fraternellement toutes les belles, et très belles, victoires de nos camarades à Nîmes, mais aussi à Martigues, Échirolles, en Île-de-France, à Montreuil, Vitry, Bagneux, Villejuif, Gennevilliers, Noisy, Mitry, et dans plus de 400 communes de France métropolitaine. On peut les applaudir chaleureusement ces centaines de maires communistes et apparentés, à travers tout le pays, constituent un point d’appui fondamental, direct et concret pour l’avenir de notre pays. Grâce aux milliers d’élus de notre sensibilité qui siègent désormais sur les bancs des majorités comme de l’opposition, dans des centaines de conseils municipaux, le Parti communiste français demeure la seconde force à gauche, riche et fier de son implantation.

    Alors, mes camarades, bravo à toutes et à tous, et tous nos encouragements et nos meilleurs vœux pour votre mandat.

    Intervention du secrétaire national, Fabien Roussel, en ouverture du CN, article publié dans CommunisteS, numéro 1080, du 1er avril 2026

    Racisme contre des maires noirs : une honte pour la France

    Partout ça se lâche, ça éructe, ça se déboutonne. Toutes les pudeurs s’écroulent. À longueur d’ondes et d’antenne, dans les marécages des réseaux sociaux, ça insulte, ça humilie, ça
    animalise. Des mots sales. Des mots qui blessent, qui détruisent, qui divisent. Des élus de la République sont chaque jour diffamés, injuriés, menacés sans trêve, sans rappel à l’ordre, sans
    que la moindre sanction ne soit prononcée. Des standards de mairie sont submergés d’appels à caractère xénophobe [comme contre le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko].

    Cette déferlante raciste qui noie la France depuis les élections municipales ne sera pas sans conséquences. Les paroles précèdent toujours les passages à l’acte ; les discours de haine
    annoncent l’irréparable. Déjà, le nombre d’atteintes racistes et xénophobes s’envole. En 2025, la police et la gendarmerie en ont enregistré 16 485 – une photographie restreinte du phénomène,
    tant ces actes sont sous-déclarés. Parmi ces atteintes, 9 737 sont des délits et même des crimes (dont trois homicides et trois tentatives d’homicide).

    Cette atmosphère putride et suffocante installe chez les immigrés, chez les héritiers de l’immigration postcoloniale, un effroyable sentiment d’insécurité, au moment même où le cours
    normal de la vie démocratique a rendu possible la prise de responsabilité d’un nombre inédit d’élus qui leur ressemblent, qui appartiennent à leur classe sociale, qui sont décidés à combattre
    les discriminations et les inégalités dont ils souffrent.
    Les diatribes racistes que déversent en continu les médias de Bolloré, en campagne pour 2027, ne font pas que pourrir la vie commune ici. Leur écho se fait entendre au-delà de nos frontières. Il donne de la France, dont le crédit est déjà bien entamé, une image qui fait honte.

    Cette violente offensive de l’extrême droite ne sera pas défaite par des protestations à mi-voix et par des réprobations sans suite. Recycler les boniments du RN, prétendre qu’il poserait « les
    bonnes questions », valider les divisions dont il se nourrit, c’est déposer devant lui les armes sans combattre.

    Il faut entendre la Marseillaise entonnée à l’unisson le 22 mars au Blanc-Mesnil (Seine-SaintDenis) pour célébrer la défaite d’un maire fascisant. Son message est clair, la France n’a qu’une
    devise : « Liberté, égalité, fraternité ».

    L’éditorial de Rosa Moussaoui dans l’Humanité

  • N°262 – Municipales 2026, bilan des élections

    Chacun aura pu voir, lire, entendre les commentaires et les analyses sur les élections municipales et se faire personnellement une opinion. Des éléments et des commentaires des invités de plateau les plus cités depuis quelques jours et à retenir : « abstention record », « percée historique » où tout le monde sort vainqueur, LFI, PS, à gauche, LR, RN à droite, voir Renaissance. Et dans ce marasme médiatique, une force politique absente de tous les plateaux télé et dont personne n’a parlé dans les résultats : le Parti Communiste Français. Deuxième parti de gauche en termes d’élu·es et de belles conquêtes municipales, dont Nimes, 2ème ville la plus importante d’Europe administrée par des communistes après Gratz (Autriche).

    Pour ces Municipales de 2025, les résultats sont là : plusieurs centaines de maires communistes sont aujourd’hui élu·es, souvent à la tête de listes de large rassemblement à gauche, et des milliers d’élu·es communistes siégeront dans les conseils municipaux. Ce scrutin confirme une réalité trop souvent passée sous silence : le Parti communiste français reste une force nationale de premier plan, par son réseau d’élu·es, par son implantation et par le travail mené au quotidien.
    Rien de tout cela n’aurait été possible sans votre engagement, celui des directions de fédération et de section, des équipes de
    campagne, des élu·es sortant·es comme des nouvelles et nouveaux venu·es. Nous voulons vous dire notre reconnaissance, mais aussi notre exigence : transformons cet ancrage et nos bons résultats en une dynamique durable, analysons aussi nos échecs en renforçant notre organisation et en multipliant les initiatives au plus près des préoccupations populaires.

    Les municipales sont un point d’appui, pas un aboutissement : c’est dès maintenant que se prépare la suite du combat pour faire
    grandir, partout dans le pays, l’influence de notre parti.
    Il est nécessaire de souligner cette résistance et le poids politique réel que représente le PCF à l’issue des municipales, car beaucoup cherchent à masquer ou édulcorer cette position jugée, médiatiquement, « anachronique ». Néanmoins, au-delà de la résistance du PCF, force est de constater les percées et la progression du RN, la montée des droites partout, l’abstention, les divisions avec LFI et les défaites à gauche qui doivent alimenter le débat politique post municipales. À un an de l’élection présidentielle, tout reste à faire à gauche pour trouver le chemin de la victoire.

    Fred REMOND

    Liban : une annexion sur le « modèle » de Gaza

    Israël ne fait pas mystère de ses intentions au Liban. Le ministre de la Défense Israël Katz a ouvertement annoncé hier des manœuvres « pour s’emparer d’une ligne de défense avancée »
    jusqu’au fleuve Litani, à environ 30 kilomètres de la frontière. Une « zone tampon » sous contrôle israélien dans le sud du pays où les populations déplacées de force ne pourraient revenir jusqu’à
    une date indéterminée. Voire jamais : le ministre des Finances d’extrême droite, Bezalel Smotrich, a lui appelé à faire du Litani « la nouvelle frontière » avec le Liban, sous couvert du combat contre
    le Hezbollah, allié de l’Iran.

    Une annexion redoutée par les villageois contraints, par les bombes, à suivre les ordres d’évacuations qui ne cessent de se multiplier jusqu’à Beyrouth. « Ils coupent le Sud du reste du
    pays. Ce n’est pas seulement pour des raisons militaires. C’est pour qu’on ne revienne pas chez nous », témoigne l’un d’eux dans nos colonnes, ce matin. Cette nuit encore, les raids ont tué au
    moins 9 personnes. Plus de 1 000 ont perdu la vie depuis la reprise du conflit, dont au moins 118 enfants, et plus d’1 million d’habitants ont dû fuir leur maison et abandonner tout ce qu’ils
    avaient.

    La stratégie israélienne, déjà éprouvée à Gaza, ne suscite pourtant que de molles condamnations. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, se contentant d’exhorter,
    au nom de la France, « les autorités à s’abstenir de telles opérations terrestres ». Un discours dépourvu d’actes dont Benyamin Netanyahou et son gouvernement n’ont cure. Reste à savoir quelle partition le premier ministre jouera avec son fidèle allié Donald Trump qui, selon des médias états-uniens, après avoir alimenté une escalade mortifère aurait mis sur la table des
    négociations avec l’Iran un plan en 15 points.

    Julia Hamlaoui