Dans le cadre de la journée nationale de lutte contre le sexisme, le 25 janvier, le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes (HCE) a publié, le 21 janvier 2026, son rapport annuel sur l’état des lieux du sexisme en France, consacré cette année à la « menace masculiniste ».
Le choix du sujet n’est pas anodin. Le sexisme hostile, forme violente de sexisme, s’exprime par des agissements sexistes tels que des manifestations d’irrespect ou d’injures, de propos dévalorisants ou dénigrants. Aujourd’hui, le sexisme hostile ne relève plus seulement de comportements isolés mais s’inscrit dans des logiques d’adhésion et de mobilisation idéologiques collectives.
Le masculinisme relève pleinement de cette logique. Il s’agit d’un courant social et politique antiféministe, composé de diverses sous-cultures : les incels (célibataires involontaires), les pickup artists (connus pour leurs techniques de séduction misogynes) ou encore les tradwives (femmes majoritairement blanches et issues de classes socio-économiques favorisées prônant un retour aux rôles genrés « traditionnels »). Toutes ont en commun la légitimation de la domination masculine et la remise en cause des acquis féministes.
On notera un grand absent dans le rapport du HCE : l’extrême droite. Si la dimension internationale du phénomène est abordée – notamment aux États-Unis – les liens entre le masculinisme et l’extrême droite française sont largement éludés. Or, l’extrême droite participe activement à diffuser et ancrer une idéologie masculiniste via des discours antiféministes et misogynes, en particulier sur les médias contrôlés par le milliardaire Vincent Bolloré. Ainsi, ce que le rapport ne dit pas, c’est que l’adhésion, aujourd’hui massive, au masculinisme est l’aboutissement de longues années de l’extrême droite et de ses discours antiféministes.
Quelques chiffres issus du rapport :
23% des hommes et 12% des femmes en France adhèrent au sexisme hostile.
84% des femmes ont déjà vécu une situation sexiste.
49% des femmes déclarent avoir été confrontées à des discriminations.
21% des femmes déclarent avoir été victimes d’un viol.
60% des hommes pensent que les féministes ont des demandes exagérées.
Chaos dans l’Éducation nationale pour la rentrée 2026 ?
Il y aura lors de la rentrée 2026 dans l’Éducation nationale une cure d’austérité sans précédent dans les académies de Dijon et de Besançon à la rentrée 2026. Selon les chiffres communiqués par les syndicats le 27 janvier, plusieurs centaines de postes vont être supprimés dans le premier et le second degré, ainsi que dans les services administratifs.
Dans le premier degré, 95 postes de professeurs des écoles seraient supprimés en Bourgogne et 62 en Franche-Comté. La situation est également jugée préoccupante dans les collèges et les lycées, avec 90 suppressions de postes dans l’académie de Dijon et 70 dans celle de Besançon.
À ces réductions s’ajoutent neuf postes administratifs ou techniques supprimés dans les établissements et services, ainsi que la suppression d’un poste de conseiller principal d’éducation (CPE) dans l’académie de Besançon.
Ces chiffres de suppressions de postes ne sont pas tolérables. Il faut urgemment une véritable réflexion sur les besoins éducatifs des territoires, afin d’éviter un affaiblissement durable de l’école publique et, plus largement, des services publics.
Agenda
Jeudi 29 janvier 2026 :
Le Mouvement de la Paix en Côte-d’Or organise une table ronde à la Bourse du Travail à Dijon (rue du Transvaal) sur « Quel avenir pour la Palestine ? » avec Raphaël Porteilla et Pierre Barbancey, grand reporter du journal l’Humanité.
Vendredi 6 février 2026 :
Date limite des inscriptions sur les listes électorales.
15 et 22 mars 2026 :
Élections municipales, premier et deuxième tours.
Dimanche 3 mai 2026 :
Date limite de dépôt des textes alternatifs pour le Congrès.
6 et 7 juin 2026 :
Vote des communistes pour le choix de la base commune.
4, 5 et 6 juillet 2026 :
40ème Congrès du Parti Communiste français à Lille.
