N°255 – Municipales 2026 à Dijon, une campagne bien lancée

Lundi soir, c’était la première réunion publique de la liste d’Union de la Gauche « Dijon change d’Ère », où sont les communistes ; comme le précisait notre jeune camarade Louis Buffet, candidat PCF sur la liste : « nous avons pu nous présenter et nous exprimer sur les mesures devant une salle comble ! Signe d’une envie de changement d’ère à Dijon. Quel plaisir de partager ces moments avec Michael Haberstrau, Marie Chaufour, Arnaud Guvenatam et tous les autres partenaires sur cette liste, ensemble nous arriverons à faire de grandes choses pour notre chère ville de Dijon ».

Notre camarade Tata Ouarag – PCF – est aussi candidate sur la liste intitulée « Dijon Change d’Ère » menée par Michel Haberstrau avec d’autres copains comme Alain Le Douaron et Frédéric Rémond… Elle précise : « S’engager pour un plan de rénovation sur plusieurs années, c’est faire le choix d’un service public pensée dans la durée, non dans l’urgence. L’idée est simple : que les équipements sportifs, culturels et d’accueil restent accessibles, en bon état, et présents dans tous les quartier de Dijon.
Pourquoi est-ce important ? Parce qu’une ville ne peut pas fonctionner dans l’urgence. Quand on laisse les équipements se dégrader, on finit par réparer dans la précipitation, ça coûte plus cher, et ce sont les habitants qui subissent les conséquences. Ces lieux sont essentiels à la vie quotidienne, surtout dans les quartiers populaires. On y pratique du sport, on s’y cultive, on s’y rencontre. Et on le sait : quand ils ferment ou se dégradent, ce sont toujours ceux qui en ont le plus besoin qui sont les premiers pénalisés ».

« Anticiper, entretenir, rénover, ce n’est pas du luxe. C’est du bon sens, c’est une gestion responsable et c’est un choix politique. Investir dans les équipements publics, c’est défendre le service public, défendre l’égalité entre les quartiers et la solidarité. C’est pour tout ça que je me présente sur cette liste et par attachement au service public. » ajoutait-elle.

« C’est pour toutes ces raisons que je me présente sur cette liste d’union de la gauche, par attachement au service public, à l’égalité entre les quartiers et à la solidarité ».

Syndicalistes, pas voyous – J. Hamlaoui

Non content d’exiger, comme avec le « CDI jeunes », toujours plus de casse sociale, le patronat s’en prend aussi à celles et ceux qui auraient l’outrecuidance de s’y opposer. La CGT dénombre ainsi dans ses rangs 1 000 syndicalistes réprimés sur le terrain disciplinaire ou judiciaire. Jusqu’à sa secrétaire générale Sophie Binet poursuivie pour avoir parlé de « rats (qui) quittent le navire » à propos de la désindustrialisation. Si les situations auxquelles doivent faire face les militant.e.s concerné.e.s confinent parfois à l’absurde, le message se veut clair et dissuasif : fermez-la et trimez en silence.
L’arsenal anti-grève et mobilisation ne s’arrête d’ailleurs pas là. À chaque mouvement social le gouvernement, la droite, l’extrême droite et le Medef déblatèrent de concert contre les « bloqueurs » et autres « gréviculteurs » repeignant en égoïstes patentés celles et ceux qui se battent pour que cessent de primer les intérêts des gros poissons. Le monde à l’envers – une fois de plus – pour mieux vendre leur soupe liberticide faite « d’encadrement » du droit de grève et de déploiement de la répression dans toutes ses dimensions, du nassage dans la rue à la sanction dans l’entreprise en passant par la procédure bâillon.
Aux côtés de nombreuses organisations et personnalités, la CGT lance ce soir avec un meeting à Montreuil une campagne pour les libertés syndicales… Une initiative salutaire pour nos libertés à toutes et tous alors qu’il y a peu des ONG, dont la FIDH et la LDH, dénonçaient, dans un rapport fruit de 10 mois d’enquête, la pente « illibérale » sur laquelle la France est engagée, liste des atteintes « systémiques » aux libertés associatives et de manifester à l’appui.