C’est dans ce quartier populaire renommé de Dijon, salle Aubrac à la Fontaine d’Ouche, que nous avons tenu notre second meeting en présence d’Alexis Corbière le 26 février 2026. Le débat et les interventions n’ont pas pu échapper à la situation politique actuelle à la suite de la mort de Quentin Deranque, extrémiste identitaire. D’emblée, au PCF, à gauche, nous affirmons que rien ne justifie la mort. Nous menons une bataille des idées et combattons sur le terrain intellectuel contre l’idéologie nauséabonde d’extrême droite. À Dijon, on ne s’y trompe pas, les droites rivalisent de propos les plus extrémistes, séculaires et répressifs. Leurs programmes sont « juste » à l’opposé du nôtre. La liste « Dijon Change d’Ère », seule liste d’union à gauche, propose un programme écologique, progressiste et au plus près des habitant-e-s qui seront régulièrement amenés à donner leur avis sur les grandes orientations pour assainir notre ville, la rendre plus verte et mieux habitable.

Alain Le Douaron, Alexis Corbière, Louis Buffet et Frédéric Rémond posent pour une photo après le meeting à Dijon le 26 février 2026.
Comme nous ne sommes pas un cocon à part dans notre France, on regarde, on écoute, on s’inquiète sur ce qui se passe ailleurs, surtout à gauche.
La France Insoumise a tenu un meeting à Lyon, en présence de Jean-Luc Mélenchon. Vous me direz, on est loin des municipales de Dijon. Et bien non, ces élections municipales sont éminemment politiques et ont une résonnance nationale. Jean-Luc Mélenchon est égal à lui-même : arrogant, provocateur, et pourtant il a fait salle comble. Beaucoup de jeunes se sont déplacés. Cette jeunesse montre que l’antifascisme est à gauche, que la solution ne réside pas en classant LFI à l’extrême gauche, comme le fait monsieur Nuñez qui protège les manifs d’extrême droite. La solution ne viendra jamais de ces gens du pouvoir actuel qui sont l’antichambre des extrêmes droites. Cette jeunesse, c’est nous, ce sont les forces de gauche, le mouvement ouvrier qui est le rempart contre le fascisme qui frappe aujourd’hui à la porte du pouvoir, à la porte des mairies. Cette jeunesse, c’est ce que nous sommes, c’est nous « les antifas ». Ce que je veux dire, ce que nous disons, ce qu’Alexis Corbière a dit ce jeudi 26 février à Fontaine d’Ouche, c’est que :
Certes, nous sommes « face » à un Parti Socialiste qui « ménage la chèvre et le chou », ce n’est pas pour autant qu’il faut le rejeter en bloc. Certes, nous sommes face à une radicalité LFI sans commune mesure. LFI tombe trop facilement dans des pièges grossiers, Jean-Luc Mélenchon s’y prête. Certes, LFI veut « toute la part du gâteau », partout, que ce soit dans les municipalités, dans les départements, les régions et le national. LFI néglige, voire abaisse, ses alliés du Nouveau Front Populaire. Certes, LFI se fourvoie dans une radicalité inutile, voire dangereuse.
C’est aussi, avec la force de la liste « Dijon Change d’Ère » que pourra se reconstruire l’unité dans la clarté, que nous gagnerons Dijon. Nous sommes les unitaires sans calomnier les autres. Nous aurons besoin de tous, de toutes les forces de gauche, écologistes et antifascistes. Être unitaire, c’est faire preuve d’une grande lucidité pour pouvoir l’emporter ; le chemin est ardu, parsemé d’embuches, de fossés, de ravins qui semblent infranchissables. Et pourtant, nous saurons bâtir les passerelles, les ponts, les viaducs indispensables pour reconstruire cette unité des gauches, de l’écologie et de l’antifascisme. Face aux dangers extrêmes de ces droites mélangées dans l’extrême, c’est le peuple de France, les travailleurs, qui sauront construire cette union. À nous de lui montrer l’exemple en mettant la gauche à la mairie de Dijon.
Alain Le Douaron
