Bilan du 40ème Congrès du Parti Communiste Français

Le 40ème Congrès du PCF s’est conclu dimanche dernier. Belle preuve d’une démocratie fondamentalement au coeur de notre Parti, revenons sur ses temps forts.

3 de nos 5 camarades délégués, de gauche à droite : Tata Ouarag, Louis Buffet et Frédéric Rémond.

Le Congrès s’est ouvert sur le discours introductif de notre secrétaire national. Un peu plus de 100 ans jour pour jour après le cinquième congrès du PCF, et dans la même ville de Lille, Fabien Roussel faisait le point sur la situation nationale et internationale :

Le secrétaire national a rappellé l’importance de la démocratie comme mode décisionnel dans notre Parti, dans un contexte où tant d’autres cèdent à la facilité d’un « chef qui décide de tout ». Tout en se refusant à un système de tendances, proie à la désunion et aux tensions internes, le Parti accepte la présence de textes alternatifs, qui permettent, l’instant d’un vote, de donner tout pouvoir aux camarades lors de l’élection de la base commune. Fabien Roussel a rappelé la nécessité de protéger la libre parole au sein du congrès, il faut s’écouter et avancer ensemble.

Le communisme municipal a été mis à l’honneur. Un bilan des municipales a été dressé, et malgré la progression de l’extrême droite, le Parti a arraché de belles victoires, quand bien même certaines formations politiques ont choisi la division. Fabien Roussel a rappelé le soutien du PCF envers le peuple Palestinien et le peuple Cubain.

En toute somme, le secrétaire national se trouve optimiste face à la redynamisation du Parti Communiste Français, tant bien dans les urnes qu’au niveau des adhésions. Il a souhaité un bon congrès à tous les camarades délégués.

Le congrès a été l’occasion pour le Président de la République de Cuba, Miguel Díaz-Canel, de s’adresser aux communistes français :

Remerciant chaleureusement les camarades du Parti Communiste Français, le Président de la République de Cuba a rappelé l’importance des actions de soutien envers son pays et son peuple : chaque manifestation, chaque campagne, chaque conteneur envoyé à Cuba permet de réaffirmer l’attachement des Français à la solidarité internationale et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, quand les États-Unis d’Amérique imposent toujours un blocus économique et humanitaire au pays, qu’ils considèrent comme un danger à leur sécurité nationale, eux, une puissance nucléaire dont le budget de l’armée dépasse la plupart des budgets attribués à la défense dans le reste du monde, combinés.

Place à la jeunesse ! S’est ensuite tenu le discours du secrétaire général du Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF), Bastien Bonnargent :

Entouré par ses camarades, le secrétaire général a rejeté l’idée d’une fracture générationnelle, dans laquelle la jeunesse formerait un groupe homogène face à une génération plus âgée et installée. À la place, Bastien Bonnargent a insisté sur la présence d’une rupture de classes, où les étudiants, travailleurs fragilisés auxquels les options sont limitées, se voient imposer des travaux mal payés, pas du tout cohérents avec leurs compétences et mal considérés. Ce fut par exemple le cas d’un jeune homme de 19 ans mort alors qu’il travaillait sur un toit par temps de canicule. Alors que beaucoup de jeunes sont appelés à travailler jusqu’à minuit en semaine après les cours pour pouvoir vivre, ils s’intéressent massivement aux enjeux sociaux, économiques et particulièrement écologiques. Le secrétaire général a averti sur le danger du Rassemblement National, qui cherche à grandir l’apathie chez les jeunes pour obtenir leur vote.

Les élus communistes ont aussi eu la parole :

Stéphane Peu et Cécile Cukierman ont respectivement parlé des avancées mises en place par les députés et les sénateurs communistes, revenant sur des grands objectifs comme l’abrogation de la réforme des retraites, la nationalisation de certaines entreprises françaises, la question des retraites agricoles, la réduction des inégalités en Outre-Mer et la suppression des aides inconditionnées aux entreprises.

Fabien Roussel a signé la fin du congrès par un discours de clôture Dimanche :

Le secrétaire national s’est estimé satisfait des décisions prises durant cette fin de semaine et a salué le travail des camarades délégués présents, certaines journées de délibération ayant duré plus de douze heures. Pour finir son discours, il a rappelé que le premier mouvement politique en France, c’est l’abstention. Il a appelé les communistes à ne pas oublier ces travailleuses et travailleurs qui ne sont pas encore conquis à la cause mais qui souffrent tout de même des effets du capitalisme. Le congrès s’est terminé sur la levée des drapeaux rouges à travers toute la salle, et sous les applaudissement des camarades, fiers du travail accompli.

Nos camarades délégués de Côte-d’Or ont elles et eux aussi bien travaillé, et nous espérons les retrouver de pleine forme, car la lutte de terrain ne cesse jamais !

2 des 5 camarades délégués de la fédération PCF de Côte-d’Or, de gauche à droite : Antoine Fremann et Marlène Eisenbarth.