N°253 – Municipales de mars 2026 : les ambitions du PCF à deux mois du scrutin

La fédération du PCF de Côte-d’Or sera présente avec des candidat(e)s dans ces Municipales de 2026, sur des listes d’Union de la gauche, à Dijon, Chenôve, Quétigny, Longvic, Beaune…

À deux mois du premier tour des élections municipales, le PCF, qui validait ce samedi ses chef-fes de file, exprime une ambition forte. Troisième force politique de France dans les villes et villages, il s’agit pour le Parti communiste français de conforter son assise territoriale, de l’élargir au service de toutes les populations, de combattre l’abstention et de faire gagner la gauche pour répondre aux attentes des habitantes et habitants.

Dans des centaines de villes de plus de 20 000 habitants, les communistes ont contribué aux rassemblements les plus larges à gauche et sont mobilisés pour faire gagner les maires communistes, socialistes et écologistes face à la droite et à l’extrême droite. Au Havre et à Nîmes, deux villes symboliques impasses de la droite, les communistes sont prêts à relever le défi. À Montreuil avec Patrice Bessac ou à Vitry-sur-Seine avec Pierre Bell-Lioch, les communistes aspirent à faire réélire leurs maires des deux plus grandes municipalités qu’ils dirigent. À Arles, Champigny ou Saint-Pierre-des-Corps notamment, grâce au travail mené le plus souvent avec le Parti socialiste et les Écologistes, le PCF organise la reconquête de villes perdues en 2020. Dans toute la France, de nombreuses candidates communistes s’engagent. Ainsi à Vénissieux avec Michèle Picard, Bagneux avec Hélène Cillères, Mitry-Mory avec Charlotte Blandiot-Faride, Échirolles avec Amandine Demore, ce sont des femmes qui sont en passe d’être élues ou réélues.

Fabien Roussel et la direction du PCF se félicitent que dans 90% des villes dirigées par la gauche, les majorités municipales soient rassemblées, exprimant ainsi une dynamique nationale en faveur de l’union face à la droite et à l’extrême droite, malgré les tentatives de division. Le PCF prend toute sa part à ce combat et mènera ainsi de nombreuses listes d’union face au RN dans les régions des Hauts-de-France, de Grand-Est et en région PACA. À Calais, Nîmes, Sète, Arles ou Martigues, les têtes de liste communistes affronteront dès le premier tour des candidats du Rassemblement national.

Forts de la dynamique populaire de rassemblement qui s’exprime autour de leurs candidatures et de l’union très large à gauche, les communistes sont prêts, dans les villes comme dans les villages de France, pour les élections municipales à faire gagner des politiques utiles et protectrices, en faisant des services publics locaux, de la solidarité, de l’émancipation humaine et de la démocratie locale les piliers d’un véritable projet de société.

Donald Trump, fou allié

Dictateur du monde, voilà l’ambition de Donald Trump. Certes le président des États-Unis a annoncé renoncer à s’emparer militairement du Groenland et même à imposer des droits de douane pour obtenir gain de cause, se félicitant d’avoir « conçu le cadre d’un futur accord » avec le secrétaire général de l’Otan concernant l’île de l’Arctique. Victoire du locataire de la Maison Blanche obtenue à coups de menaces et d’ultimatums ou rétropédalage imposé par les Européens restés sur leur position ? La bataille d’interprétation commence, mais le diktat impérialiste version Trump reste.

Au-delà de la crise du Groenland, c’est l’ensemble des règles du jeu internationales dont il ambitionne de prendre le contrôle, jusqu’à créer une organisation concurrente de l’ONU entièrement à sa main : son fameux « conseil de la paix ». Initialement inclue dans son plan pour Gaza avalisé par les Nations unies, l’instance dont le lancement officiel est prévu aujourd’hui se définit elle-même comme « une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime et à garantir une paix durable dans les zones touchées ou menacées par des conflits ».

Bien au-delà de Gaza, elle entend donc régenter les relations internationales avec un seul unique patron : Donald Trump. Jugez plutôt : autoproclamé président de ce conseil, il délivre les invitations à y siéger (contre 1 milliard de dollars américains pour un mandat de plus de trois ans), peut révoquer les participants sans pouvoir l’être lui-même, dispose d’un droit de veto sur toutes les décisions… Un modèle de démocratie.

Agenda

Vendredi 23 janvier 2026 :
Le Comité France-Cuba 21 organisera un rassemblement de 10h30 à 12h00, vers le Bareuzai à Dijon, en soutien à Cuba.

Jeudi 29 janvier 2026 :
Le Mouvement de la Paix en Côte-d’Or organise une table ronde à la Bourse du Travail à Dijon (rue du Transvaal) sur « Quel avenir pour la Palestine ? » avec Raphaël Porteilla et Pierre Barbancey, grand reporter à l’Humanité.

Vendredi 30 janvier 2026 :
À 11h00, inauguration de la cour de la gare Pierre SEMARD, Cour de la Gare, Dijon.

Jeudi 26 février 2026 :
Hommage à notre camarade Lucien Dupont, au Monument aux morts de Marsannay la Côte, à 18h00.