« Âgé de 23 ans, je suis entré au Parti communiste un an après les élections législatives de 2024. Je cherchais à m’engager après avoir étudié le programme du PCF et après avoir lu le Manifeste du Parti communiste par Marx et Engels j’ai rejoint le Parti. Plus tard, j’ai appris que mon arrière-grand-père, Louis Bonnerot, issu de la Saône et Loire et de la Nièvre et décédé en février 1985, dont je porte le prénom, était résistant FTP et se revendiquait communiste. J’effectue actuellement des recherches pour en apprendre plus sur lui, il est à mes yeux un héros.
Je suis engagé pour les municipales à Dijon sur la liste « Dijon Change d’Ere » – j’y suis en 9ème position – car je souhaite que mon engagement militant prenne une tournure plus importante avec des actes concrets en politique.
C’est aussi pour moi une histoire de famille, mon grand-père, militant de gauche pendant sa jeunesse, était adjoint à la mairie de son village pendant des années, et il est aujourd’hui tête de liste pour les municipales. Ma mère, elle aussi à gauche, m’a transmis toutes ces valeurs, et quand j’ai su qu’elle aussi était sur une liste dans sa petite ville de 4 000 habitants, j’ai eu envie de m’engager aussi. Ce qui m’a décidé, c’est le soutien que je reçois au quotidien de la part de mes camarades colistiers : Frédéric Remond, Tata Ouarag et Jean-François Nichele, ils sont pour moi un véritable moteur dans cette campagne, j’ai vraiment envie de bien faire les choses pour leur rendre honneur ainsi qu’au PCF 21. Je veux montrer à mon Parti combien je l’aime, mon engagement pourrait se résumer ainsi : « Prolétaires de tous les pays, unissons-nous ». »
Louis Buffet
À Lyon, la contagion fasciste
« Allez-vous enfin suivre les démocraties qui ont classé ces organisations comme terroristes ? » On nage en plein trumpisme. Après la minute de silence observée hier à l’Assemblée nationale, en mémoire de Quentin Deranque, militant du groupuscule néofasciste Allobroges Bourgoin, mort des coups reçus en marge d’un rassemblement des fémonationalistes de Némésis contre une conférence de Rima Hassan (LFI) à Lyon, une députée RN a demandé le classement des mouvements antifascistes comme « terroristes », à l’instar de ce qu’a fait le président des États-Unis, après l’assassinat de Charlie Kirk. Un coup double visant à criminaliser l’opposition et à disposer d’un outil pour la museler. Après tout, ce n’est pas étonnant : le Rassemblement national a maintes fois prouvé l’inspiration qu’il puise auprès du locataire de la Maison Blanche, mais un cap est passé quand le ministre de la Justice ajoute, en réponse, une couche à l’amalgame et affirme dans la foulée espérer obtenir « tous les moyens juridiques pour agir », prenant plus tard l’exemple des Soulèvements de la terre, dont la dissolution a été retoquée.
Après l’instrumentalisation visant à jeter l’opprobre sur la gauche et LFI en particulier, ce sont les libertés publiques qui sont visées. Ainsi de la demande faite par le gouvernement aux présidents d’université d’interdire les réunions publiques en cas de risques de trouble à l’ordre public. Les auteurs doivent être poursuivis et condamnés, la violence empêchée, mais la pente sur laquelle s’engage le camp présidentiel, à la suite du reste de la droite et de l’extrême droite, est décidément des plus dangereuses. Donald Trump nous montre à quel point.